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Accurso dit avoir aidé un ami
Le témoignage de Tony Accurso a débuté le 29 janvier et se poursuivait le lendemain. Son témoignage et le contre-interrogatoire termineront l’audition du procès. (Photo : archives)

Accurso dit avoir aidé un ami

Gilles Fontaine

Mercredi 31 janvier 2018

OPÉRATION GRAVIER

En procès au palais de justice de Joliette relativement à l’Opération Gravier menée par l’UPAC en 2012 à Mascouche, Tony Accurso amorçait son témoignage le lundi 29 janvier.

Interrogé par son avocat, Me Marc Labelle, l’accusé a brièvement fait état de sa longue relation d’amitié avec l’ex-maire de Mascouche feu Richard Marcotte, une amitié de plus de 30 ans, ainsi que de ses voyages sur le Touch en compagnie de M. Marcotte, avant de répondre à une question directe de Me Labelle.

«Monsieur Accurso, avez-vous emmené M. Marcotte sur le Touch pour avoir un avantage quelconque quant à l’obtention d’un contrat avec la Ville [de Mascouche], la RAIM ou pour l’entreprise Écolosol?» a demandé précisément l’avocat. La réponse a été courte : «Non.»

Les projets de Richard Marcotte

Tony Accurso a assuré au tribunal et au jury qu’en aucun moment, il ne discutait de projets mascouchois avec l’ex-maire lors des nombreux voyages qu’ils ont faits ensemble, dont sur le célèbre bateau de l’entrepreneur.

«C’était un grand "chum". Je ne lui ai jamais demandé quoi que ce soit. En réalité, Richard (Marcotte) voulait être reconnu pour deux projets : le train et le quartier général de la SQ à Mascouche. Il me disait qu’il les aurait grâce à son ami Jean Charest. Et il les a eus. Richard ne voulait pas être reconnu seulement pour des usines d’eau. Ça ne l’intéressait pas et moi non plus, d’ailleurs. Je lui ai même demandé si son élection (à la mairie de Mascouche) était pour changer notre relation amicale. Il m’a dit que non.»

Les grands projets

Or, l’accusé a expliqué qu’il ne s’intéressait pas aux «petits» contrats et qu’en conséquence, il ne participait pas aux discussions sur ces contrats à l’interne. «Moi, ce qui m’intéressait, ce sont les grands chantiers et les gros contrats. Lorsque j’ai pris la relève de mon père, je voulais faire de grands projets et amener la compagnie à un autre niveau.»

Il voulait être le plus gros, réaliser les plus gros chantiers, posséder les plus gros équipements ou fabriquer les plus gros tuyaux, rapporte-t-il. Tony Accurso a dressé l’historique de la croissance de son empire, notamment par des acquisitions. Manifestement, par cette démonstration de puissance, il insistait sur le fait qu’il ne s’intéresse qu’aux grands projets et non à une «usine d’eau».

Aider un ami

Tony Accurso a également été interrogé à propos d’un chèque de 300 000 $ dont il avait été question lors de l’interrogatoire de la juricomptable Pascale Boutin. «Richard avait une occasion d’affaires et d’investissement. Il m’a alors demandé un coup de main. Je lui ai apporté mon aide (chèque de 300 000 $). Il m’a alors dit : "Je vais te repayer"», a mentionné Tony Accurso.

Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, il nous a été impossible d’avoir tous les détails sur la nature exacte de cette aide et les modalités de remboursement.

Le témoignage de Tony Accurso se poursuivait le 30 janvier. Son témoignage et le contre-interrogatoire termineront l’audition du procès. Par la suite, le jury de 12 personnes délibérera.

Rappelons qu’à la suite de la présentation de la preuve de la couronne, l’accusation de corruption a été retirée; les raisons devraient être connues à la suite du procès.

18 janvier 2018 - Vitrerie Gascon Cell

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