3° Terrebonne, mercredi 22 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

Analyse

Jeudi 1 janvier 1998

Gilles Labbé a obtenu autant d'appui qu'Yves Blais

* L'ADQ termine deuxième...

Deux grandes surprises marquent les résultats électoraux tardifs dans le comté de Masson. La première, c'est l'appui colossal reçu par le nouveau député Gilles Labbé et la déroute complète des libéraux qui ont été devancés dans le dernier droit par les forces de Mario Dumont et de l'ADQ.

Gilles Bordonado

Notons tout d'abord que Gilles Labbé a obtenu 64 % des voix, soit le même taux qu'Yves Blais en 1994. Les libéraux et adéquistes se sont partagé avec les tiers partis, les 36 % restants. Fort de 17 547 voix, Gilles Labbé du Parti Québécois a obtenu une confortable avance de 12 652 votes sur Éric Parent de l'Action démocratique (4 895 voix et 17,9 %) et Marc-André Plante du Parti libéral (4 428 voix et 16,2%).

Le Parti Québécois a relevé le défi de faire sortir son vote. Avec une participation populaire de près de 60,2 %, les souverainistes ne pouvaient manquer leur réélection dans le comté de Masson avec un vote aussi important.

Il est cependant à se demander quelle aurait été la majorité d'Yves Blais ou de Gilles Labbé dans une élection générale avec une participation de 80 à 85 %. M. Blais aurait sûrement recueilli près de 70 % des suffrages et une majorité frisant les 20 000 voix. Labbé aurait probablement fait un peu moins, mais aurait enregistré une majorité somme toute considérable, puisque la région semble bel et bien teintée d'un bleu très foncé...

Cette vague a durement affecté le nombre de voix obtenues par les deux principaux partis d'opposition. Il reste cependant que l'Action démocratique du Québec maintient sa percée avec presque 18% du vote exprimé, soit dans la moyenne obtenue lors de l'élection générale du 30 novembre dans les autres comtés de la Rive-Nord.

Où sont les appuis dits traditionnels du Parti libéral? L'attraction du vote francophone vers l'ADQ ressemble à une véritable saignée pour les libéraux. A part Mario Dumont, c'est la première fois qu'un adéquiste termine au deuxième rang quand les trois grands partis sont représentés dans une élection.

Certains parlent d'une situation conjoncturelle, d'autres avec raison, croient que le malaise est plus profond et forcera le Parti libéral à prendre un virage beaucoup plus nationaliste et revendicateur, s'il veut retrouver l'appui d'une bonne part des électeurs francophones des comtés de la Rive-Nord de Montréal et de plusieurs autres à travers le Québec. Le message et l'image de Mario Dumont passent définitivement mieux que celui de Jean Charest auprès de bien des électeurs...

1 an Brisson 2018

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités