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Au-delà d’un rêve, un objectif
Olivier Jean sera du départ de groupe en patinage de vitesse longue piste à PyeongChang. (Photo : fotosports.ca – Patinage de vitesse Canada)

Au-delà d’un rêve, un objectif

Pénélope Clermont

Mercredi 31 janvier 2018

Les Jeux olympiques. La mecque des compétitions pour tout athlète amateur. Ni Olivier Jean ni Marc-Antoine Gagnon ne se sont lancés dans le sport pour accéder aux Olympiques. C’est plutôt leur talent jumelé à leur soif de se dépasser et, bien sûr, leur plaisir de performer qui leur ont fait prendre conscience de leur capacité à atteindre cet objectif, et non ce rêve.

«Un rêve est à plus long terme. C’est difficile de rester motivé, illustre Olivier Jean, qui en sera à ses 3es Jeux à PyeongChang. Les objectifs sont plus contrôlables. Tous les jours, tu accomplis des choses qui te permettent de t’améliorer et de progresser, et d’atteindre tes objectifs.»

Bien qu’il n’y ait pas plus grand rendez-vous sportif sur terre, Marc-Antoine Gagnon, comme Olivier Jean, aborde les Olympiques comme n’importe quelle autre compétition internationale. «La seule différence est dans l’ampleur de la compétition en tant que telle. Les athlètes doivent traiter cette compétition comme les autres et essayer de changer le moins possible leur routine et leur préparation. Personnellement, j’adore ressentir de la pression et savoir que les prochaines secondes seront critiques. J’utilise la pression comme une source d’énergie et de motivation afin de me concentrer et de performer», explique le skieur de Terrebonne, qui s’est entraîné toute sa vie pour y parvenir.

20 ans pour 20 secondes

Or, cette préparation est parfois oubliée durant les Jeux, selon lui. «La plupart des athlètes se sont entraînés pendant une dizaine ou une vingtaine d’années pour une compétition d’une journée pendant laquelle leur épreuve dure quelques secondes. En ski acrobatique, nous avons une seule compétition qui dure environ 20 secondes. Lorsqu’on s’entraîne toute une vie pour une performance de 20 secondes, le processus devient plus important que la compétition en tant que telle», spécifie celui qui avait terminé 4e à Sotchi.

Quelques jours après, en coupe du monde, il obtenait son meilleur résultat en carrière, une 2e place à moins de 5 centièmes de point de la victoire.

C’est ce qui fait la beauté du sport et des Olympiques, aux dires de son compatriote, savoir performer quand ça compte. «Faire la meilleure course de ta vie en entraînement ou aux Jeux olympiques, c’est la même chose, ça demande le même effort, mais c’est celui qui sera capable de la faire au bon moment, avec le meilleur programme d’entraînement et en sachant le mieux gérer la pression qui va gagner», note le patineur, qui admet ne pas avoir su s’ajuster sur le plan mental à Sotchi.

«Je n’ai jamais réussi à être confiant et prêt. Je n’ai pas l’impression d’avoir été à mon 100 %. J’étais très nerveux et j’avais beaucoup d’attentes», relate le patineur de Lachenaie, qui avait remporté l’or au relais courte piste à Vancouver, ce qui constitue son meilleur moment en carrière.

L’approche mentale, la clé

S’ils peuvent apporter leur lot de déceptions, les Jeux olympiques génèrent de grands moments sportifs, comme des souvenirs impérissables dans la tête des athlètes. Parlez-en à Marc Gagnon, l’ex-patineur de Mascouche maintenant entraîneur-chef au centre régional canadien d’entraînement à l’aréna Maurice-Richard. Il compte à son cou cinq médailles olympiques.

Et dire qu’il affirme s’être «planté» lors de ses deux premières expériences, lui qui a vécu trois olympiades. On en revient encore à la préparation mentale qui, à l’époque, n’était «pas fameuse», dit l’homme qui a su s’ajuster à ses 3es Jeux.

Les choses ont bien changé lorsqu’il observe les jeunes patineurs qu’il entraîne. «J’ai "coaché" Kim Boutin (qui sera à PyeongChang). Je sais d’où elle part et quand je vois comment elle est solide aujourd’hui, c’est un univers de différence», confie le Mascouchois, qui se trouve «extrêmement choyé» d’avoir connu trois Jeux olympiques. «C’est tellement unique! C’est le plus gros regroupement positif au monde», conclut-il.


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