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Benoît Laporte entraîneur-chef des Lions de Lausanne en Suisse

Mardi 1 juin 1999

Le hockeyeur Benoît Laporte de Lachenaie s'est construit une belle carrière professionnelle. Après avoir joué pour des clubs écoles des Maple Leafs de Toronto, il a pris le chemin de la France, où il a mené une carrière exceptionnelle participant entre autres aux Jeux olympiques de 1992 et 1994 comme porte-couleur de l'équipe de France. Maintenant âgé de 37 ans, il a troqué son équipement de joueur pour la cravate d'entraîneur alors qu'il dirige les destinées des Lions de Lausanne en Suisse.

Gilles Bordonado

Vivant en Europe dix mois sur 12, Benoît Laporte fait face à de grands défis. Son équipe est membre de la Ligue de hockey B de Suisse et ses dirigeants espèrent que les Lions accéderont à la première ligue dès l'an prochain.

La présence de Laporte, qui prend son rôle d'entraîneur très à coeur, a déjà porté ses fruits. Arrivé alors que l'équipe montrait un déficit financier de six millions de dollars canadiens, Laporte a mené les Lions a une participation aux séries en 1997-1998 alors que l'équipe a pris le 8e rang sur 10. Cet hiver, Lausanne a pris la 5e place à deux points du 3e rang. L'an prochain, confie Laporte, son objectif est de classer les Lions parmi les trois premiers au classement de la Ligue B, de gagner les séries et de participer au barrage permettant d'accéder à la Ligue A.

"Mais ce ne sera pas évident car le budget salarial passera de 1,5 à 1,1 million l'hiver prochain. On fera cependant pour le mieux", d'ajouter Laporte. Ce dernier complète un contrat de trois ans, qu'il cherche à renouveler pour un autre trois ans.

Laporte a une jeune équipe entre les mains. A part les trois joueurs étrangers qu'il a signés, tous les autres sont des Suisses, sept d'entre eux avaient même 20 ans l'hiver dernier. Les joueurs s'entraînent deux fois par jour, trois heures d'entraînement quotidien, auxquelles s'ajoutent deux parties par semaine.

Deux de ses "étrangers" sont Québécois, le capitaine et défenseur Serge Poudrier, grand leader de l'équipe, Claude Verrette et le Russe Slava Bikov, 39 ans, ex-capitaine de l'équipe soviétique, qui a participé à plusieurs Jeux olympiques et championnats du monde. Une légende dans son pays comme en Suisse d'ailleurs. Laporte maintient une bonne communication avec ses vétérans et n'hésite pas à discuter stratégie avec eux, mais c'est lui qui prend les décisions finales.

Benoît adore le hockey européen. Les patinoires sont grandes et laissent place au talent et à la stratégie. En Europe, on "dumpe" pas la rondelle dans le fond en courant après comme des poules pas de tête. Cette stratégie grandement utilisée en Amérique du Nord, le porte à croire que le hockey d'ici est malade. A part de rares exceptions, le jeu y est ennuyeux et sans éclat. "En Europe, tu joues vraiment au hockey", ajoutera-t-il.

A Lausanne, Laporte est maître à bord. Il monte les entraînements, les vidéos, les plans de match et est seul derrière le banc. Son système de jeu est simple et éprouvé. Jusqu'à l'an dernier, il était même directeur gérant, une place qu'il a laissée avec enthousiasme à deux membres du bureau de direction des Lions.

Ses rêves: entraîner une équipe nationale dans un pays européen ou être adjoint pour une équipe de la Ligue Nationale de hockey. "En fin de carrière, vers 50 ans, j'aimerais choisir ce que je veux faire. Avoir le choix", ajoutera-t-il. Questionné si le junior majeur québécois le tenterait, Laporte se laisse tirer l'oreille. C'est que le Lachenois est accro de l'Europe, contrée qu'il habite depuis 16 ans maintenant. Des offres, il en a reçues de la Ligue A Suisse, de la France, d'Allemagne et il se laisserait peut-être tenter par l'Italie, où l'on joue du très bon hockey. Mais sa première priorité, ça demeure la Suisse, qui est l'une des forces du hockey européen.

Au Québec, Benoît Laporte y est six à huit semaines par année, car son épouse y travaille toujours plusieurs mois tous les ans. Elle oeuvre au Club de golf Le Mirage, ce qui a cependant l'heur de plaire à Benoît, un grand joueur de golf, qui a failli être professionnel d'un club à l'issue de sa carrière de hockeyeur.

"Au Mirage, ces dernières semaines, j'ai rencontré Michel Bergeron, Vincent Damphousse, Rodger Brulotte et plusieurs autres amateurs de hockey et c'est très plaisant parce que l'on parle contamment de sport, mais là je commence à fatiguer, à tourner en rond. J'ai hâte de retourner en Europe. Ce continent respire l'histoire. La culture est très riche. Le style de vie me plaît énormément, car le rythme de vie est plus respectueux des gens. On prend le temps d'apprécier les choses. C'est mon chez-moi maintenant...", conclura-t-il.

18 janvier 2018 - Vitrerie Gascon Cell

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