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Claudia Meunier au cœur de l’action
Claudia a rejoint l’équipe des cheerleaders des Alouettes de Montréal il y a quatre ans. En février, elle participera aux auditions dans l’espoir de poursuivre son mandat pour une cinquième saison. (Photo : Dominick Gravel)

Claudia Meunier au cœur de l’action

Véronick Talbot

Mercredi 22 novembre 2017

CHEERLEADER POUR LES ALOUETTES DE MONTRÉAL

Être cheerleader est un véritable sport, surtout lorsqu’on porte les couleurs des Alouettes de Montréal. Il faut s’entraîner deux fois par semaine, participer à tous les matchs locaux, s’impliquer dans les activités caritatives, collaborer à des événements promotionnels et corporatifs… L’expérience est exigeante, mais surtout unique, croit la Terrebonnienne Claudia Meunier, qui a rejoint l’équipe il y a quatre ans. Elle a accepté de nous ouvrir les portes de ce monde à la fois intrigant et fascinant.

Danseuse depuis l’âge de 3 ans, Claudia est une habituée des projecteurs. À travers les années, son talent l’a amenée à se produire dans de grandes villes comme Ottawa, Chicago, New York, San Diego et Los Angeles, où elle a d’ailleurs remporté les grands honneurs des Championnats mondiaux de danse hip hop avec la troupe The Unit, il y a quelques années. Elle a également brûlé les planches aux côtés de plusieurs artistes canadiens, participé à de nombreuses émissions de télévision et dansé dans les vidéoclips d’artistes de la trempe de Karl Wolf. Âgée d’à peine 27 ans, elle a un parcours pour le moins impressionnant.

Son expérience des quatre dernières années au sein de l’équipe de cheerleaders des Alouettes de Montréal est en quelque sorte la cerise sur le gâteau. «À l’époque, c’est un de mes clients qui m’a dit qu’il me voyait faire ça, confie celle qui est aussi formée en kinésiologie et en enseignement. Je suis donc allée passer l’audition et j’ai été choisie. Et en toute honnêteté, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre!»

Exigeant physiquement

Dès qu’elle a mis les pieds dans cet univers, elle a tout de suite adoré. «Notre saison est beaucoup plus longue que celle des joueurs, souligne-t-elle d’emblée. Nous devons passer une audition chaque année, normalement à la fin du mois de février, et la saison commence ensuite au début du mois de mars. Nous pratiquons alors plus ou moins huit nouvelles chorégraphies, à raison de deux entraînements par semaine, pour être prêtes pour le début du calendrier. Dès lors, nous prenons part à tous les matchs à domicile, en plus de participer à des événements promotionnels et corporatifs, et de nous impliquer au sein de la Fondation des Alouettes. Nous sommes alors des ambassadrices des Alouettes de Montréal. Notre saison se termine à la mi-décembre et ensuite, il faut nous préparer pour les auditions, qui arrivent assez rapidement.»

S’il n’y a pas de critères de sélection précis pour faire partie de l’équipe, selon Claudia, il faut tout de même avoir une excellente forme physique et une très bonne hygiène de vie. «Considérant qu’un match dure trois heures et qu’on doit danser à chaque arrêt de jeu, c’est très exigeant physiquement! C’est aussi essentiel d’avoir une bonne concentration et de rester vigilantes aux différents temps et mouvements. Dès que le jeu s’arrête, un DJ met de la musique et nous devons danser sur les lignes de côté jusqu’à ce que le jeu reprenne. Il faut demeurer très attentives à ce qui se passe autour de nous.»

Est-ce que la foule peut aussi affecter la concentration des cheerleaders? «C’est sûr que ça peut avoir un impact, admet Claudia. Nous sommes 24 filles dans l’équipe et nous sommes divisées en quatre petits groupes à chaque coin de terrain. Nous faisons des rotations pendant le match et lorsque nous arrivons face à la section réservée aux partisans de l’équipe adverse, il arrive que nous nous fassions huer et alors, c’est d’autant plus important de rester concentrées.»

«Aucun lien avec les joueurs»

Contrairement à la croyance populaire, le cheerleading pour les Alouettes de Montréal, c’est surtout de la danse. «Nous ne faisons pas d’acrobaties. Nous n’avons pas d’hommes dans notre équipe, nous ne faisons que des chorégraphies de danse avec des pompons», précise Claudia, qui déboulonne par le fait même un autre mythe important. «Nous n’avons aucun lien avec les joueurs, bien que les gens pensent souvent le contraire. Nos équipes sont deux entités complètement différentes. Nous ne voyons pas les joueurs, nous ne les côtoyons pas, et nous n’avons pas le droit de les fréquenter non plus. C’est une loi non écrite.»

Si la défaite affecte inévitablement les joueurs, peut-elle aussi avoir un impact sur le moral des cheerleaders? «C’est sûr que la défaite nous affecte! Ça se ressent dans l’atmosphère, au stade, mais aussi dans l’attitude des partisans, des joueurs, des entraîneurs… Les Alouettes de Montréal, ça reste une grande famille, et on ne peut pas être indifférent aux succès et aux défaites de l’équipe.»

Le sentiment de danser devant quelque 20 000 personnes est grisant, mais Claudia aime aussi l’aspect philanthropique lié à son mandat. «C’est une des choses que j’aime le plus de ce métier. Le fait de pouvoir m’impliquer avec la fondation me rapproche des gens et me permet de contribuer à mon tour à la lutte contre le décrochage scolaire.»

Cap sur la Coupe Grey

Au moment d’écrire ces lignes, Claudia s’apprêtait à s’envoler vers Ottawa où elle prendra part aux festivités de la Coupe Grey, ce dimanche. «Même si les joueurs de notre équipe n’y participent pas, toutes les cheerleaders de la Ligue canadienne de football s’y rendent chaque année pour collaborer aux spectacles d’avant-match et de la mi-temps. Ces rencontres font partie de mes plus belles expériences des quatre dernières années. Chaque fois, c’est un moment unique. L’an dernier, nous avons eu la chance de danser avec One Republic et cette année, nous le ferons avec Shania Twain. C’est très spécial! »

Si Claudia compte se représenter aux auditions pour une 5e année en février, elle souhaite aussi, en parallèle, travailler sur sa carrière de danseuse professionnelle. Celle qui enseigne au Studio de danse Messier Bolduc de Mascouche continue donc d’accepter des contrats de danse et de chorégraphies, notamment au sein de l’Agence KIK. Grâce aux Alouettes, elle participera aussi au spectacle JFKde l’Opéra de Montréal en janvier et en février.

Pas de doute, Claudia mène une vie exigeante, mais surtout unique. Elle ne l’échangerait pour rien au monde.

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