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La couronne termine la présentation de la preuve
Tony Accurso fait face à des accusations de corruption et d’abus de confiance en lien avec les arrestations menées par l’UPAC en 2012. (Photo : Gilles Fontaine)

La couronne termine la présentation de la preuve

Gilles Fontaine

Vendredi 19 janvier 2018

PROCÈS DE TONY ACCURSO

Le 19 janvier, le procureur de la couronne, Pascal Grimard, terminait la présentation de la preuve en soutien aux accusations portées contre l’entrepreneur Tony Accurso, arrêté pendant l’Opération Gravier menée par l’UPAC en 2012 et ayant impliqué l’ex-maire de Mascouche feu Richard Marcotte. Le journal La Revue y était et vous en présente les grandes lignes. 

Mandatée pour analyser l’aspect comptable du dossier, la juricomptable Pascale Boutin aura été le dernier témoin présenté par Me Grimard.

Débuté la veille, ce témoignage a tenté d’établir des liens étroits entre l’ex-maire Richard Marcotte et Tony Accurso. Mme Boutin a également démontré l’établissement d’un système complexe de compagnies interreliées. Similitudes de structures, de capital autorisé et d’administrateurs ainsi qu’une même date d’enregistrement, la plupart étant enregistrées au Panama.

Par son témoignage, Mme Boutin a établi que feu Richard Marcotte détenait plusieurs comptes bancaires sous divers pseudonymes. D’ailleurs, plus de trois quarts de million de dollars seraient passés dans ces comptes entre le 1er janvier 2007 et le 15 avril 2011.

270 000 $ venant d’Accurso

Il a été fortement question d’un dépôt de 270 000 $ dans un compte bancaire en Suisse appartenant à l’ex-maire de Mascouche, somme provenant, selon la juricomptable, de l’entrepreneur Tony Accurso. Dans les faits, un chèque de 300 000 $ signé par Tony Accurso a été déposé dans un compte de la compagnie Verona Equities Corp du Panama avant le transfert de 270 000 $ provenant de ce même compte.

En contre-interrogatoire, Me Pierre Labelle, l’avocat de l’accusé, a tenté de démontrer qu’il n’existait aucun lien entre son client et l’ex-maire de Mascouche, et que le chèque de 300 000 $ semblait être relié à l’achat d’un terrain à Mascouche.

Structure complexe

En conclusion, Mme Boutin est d’avis que Richard Marcotte ainsi que Denys Laberge et Laurent Labrecque auraient érigé une structure légale complexe d’entités et de sociétés-écrans, en utilisant des prête-noms agissant comme administrateurs ou signataires dans l’intention de rendre plus difficile la traçabilité des mouvements d’argent.

Selon Me Grimard, le procès qui se déroule au palais de justice de Joliette devant jury pourrait se terminer vers le 26 janvier, puis les plaidoiries pourraient avoir lieu le lundi 29 ou le mardi 30 janvier.

Rappelons que les accusations de fraude contre Tony Accurso ont été retirées au début du procès. Ce dernier se défend contre des accusations de corruption et d’abus de confiance. En décembre, le tribunal avait rejeté sa requête en arrêt des procédures en vertu de l’arrêt Jordan.  

31 dec 2017 Lise Viau cell

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