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Cri du cœur des producteurs agricoles
Entouré d’une quinzaine de producteurs agricoles, Luc Thériault a continué de marteler son message pour s’opposer au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Cri du cœur des producteurs agricoles

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Mardi 22 mars 2016

Perte d’une portion de leurs terres pendant la construction de l’oléoduc Énergie Est, crainte de contamination des sols et de l’eau, possibilité de fuites et difficultés à trouver un assureur en raison de la future présence du pipeline, les producteurs agricoles de Lanaudière se disent prêts à se battre jusqu’au bout pour contrer le projet de TransCanada.

Une quinzaine de producteurs ont rencontré le député de Montcalm, Luc Thériault, en marge d’une conférence de presse tenue le 16 mars, sur la ferme laitière de Stéphane Sansfaçon, à la limite de Mascouche et de l’Épiphanie.

«Le projet est mal ficelé dès le départ. On nous donne de l’information au compte-gouttes et lorsqu’on pose des questions, ils (les responsables) sont évasifs», dénonce le député.

À son avis, il est faux de croire que le pipeline va libérer les chemins de fer et les voies maritimes servant au transport de pétrole, mais il entraînera plutôt une hausse de 40 % de la production destinée à l’exportation, croit-il.

«C’est le projet d’une pétrolière qui veut se mettre de l’argent dans les poches pour les 40 prochaines années», s’indigne M. Thériault, qui ajoute qu’il est temps de «se tourner vers le 21e siècle et les énergies vertes».

Une fuite serait catastrophique

Sous son affiche sur laquelle on peut lire «Pas de nourriture sans agriculture», M. Sansfaçon a indiqué qu’une contamination des terres ou de l’eau aurait des impacts catastrophiques sur sa ferme laitière, ne serait-ce que pour nourrir et abreuver ses bêtes.

«On ne veut pas avoir ça chez nous et on va tout faire pour qu’il (l’oléoduc) ne passe pas», promet-il.

Même chose du côté de Geneviève Dumais, d’EquiConnexion à Mascouche. Elle affirme qu’elle sera privée de plus de la moitié de ses terres servant à la production de foin pour nourrir ses 25 chevaux. Et que dire d’une éventuelle fuite qui viendrait contaminer l’eau?

«Un déversement serait catastrophique. C’est certain que je perdrais des bêtes», dit Mme Dumais, ajoutant au passage qu’un cheval consomme 40 litres d’eau par jour.

«Quand on nous a présenté ça au début, on nous disait qu’il n’y avait pas vraiment de danger, mais au fur et à mesure qu’on s’informe, c’est faux de dire qu’il n’y a pas de risque», ajoute Lison Maisonneuve, voisine de Mme Dumais.

«C’est inacceptable. Le Québec doit se lever au complet et dire non au pipeline», tranche Simone Landry, également de Mascouche.

Pétition

À la fin de la conférence de presse, Luc Thériault a demandé à la population de signer la pétition qu’il parraine au www.petitioncontreenergieest.quebec. En un mois et demi, plus de 8 000 signatures ont été recueillies.

Une journée de porte-à-porte sera organisée le 3 avril dans plusieurs secteurs de la circonscription de Montcalm, pour récolter un maximum de signataires.

Le dépôt de cette pétition à Ottawa est prévu pour le 1er juin.

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