La Revue

L'hebdo des gens d'action

Terrebonne, mardi 7 février 2012

Actualités

Fil RSS

Dans l’ère de la coopération Seule la collaboration des dirigeants, des commerçants et des citoyens permettra au Vieux-Terrebonne de retrouver sa vitalité.

Dans l’ère de la coopération

Véronick Talbot

Mardi 24 août 2010

Devant le triste constat qui se présente à eux, commerçants et résidants s'entendent sur un point : il faut agir rapidement avant que le Vieux-Terrebonne ne dépérisse davantage. Alors que certains croient que c'est aux dirigeants d'aller de l'avant, d'autres montrent du doigt les citoyens et entreprises de la région.

Bien que les personnes rencontrées par La Revue aient identifié un problème de taille dans le Vieux-Terrebonne, toutes semblent se forger une opinion distincte quant à la solution à y apporter. Pour certains, c'est à la Ville de Terrebonne de faire les premiers pas dans ce dossier.

«J'ai l'impression que nos dirigeants nous ont abandonnés. Par exemple, il y a de cela quelques années, les citoyens ne pouvaient pas occuper pendant plus de 60 minutes les espaces de stationnement situés entre les rues Saint-Pierre et Saint-François-Xavier. Il y a quelque temps, la Ville de Terrebonne a toutefois pris la décision de retirer cette signalisation et aujourd'hui, des voitures sont stationnées des journées entières devant nos commerces; cela nuit énormément à nos affaires. En juin 2009, nous avons demandé au président du comité de circulation, Réal Leclerc, de réinstaller cette signalisation, en vain», confie Nicole Beauchemin, propriétaire de la Maison du cadeau ésotérique Mille et une pierres.

D'autres encore croient que la Ville gagnerait à assouplir ses règlements dans le Vieux-Terrebonne afin d'encourager les investisseurs à venir s'y établir. «Les dirigeants pourraient assouplir leurs règles ou encore fournir des incitatifs aux commerçants afin de les attirer dans le quartier», croit Sandra Vaillancourt.  

Un exemple de tolérance

Contactée par La Revue, la Ville s'est toutefois défendue de laisser à l'abandon le Vieux-Terrebonne. «Notre service de développement économique multiplie les efforts afin d'attirer les investisseurs dans la région. Pour le quartier du Vieux-Terrebonne particulièrement, nous avons plusieurs projets en cours de discussion», mentionne-t-on au cabinet du maire.

Pascale Léger, experte en études urbaines et résidante du secteur, croit d'ailleurs que les dirigeants en font déjà beaucoup pour les commerçants. «Je ne crois pas du tout que les règles de la Ville soient contraignantes. Au contraire, je pense même qu'elle fait preuve de tolérance par rapport à l'application de sa réglementation dans le Vieux-Terrebonne, en permettant notamment aux restaurants de prolonger les heures d'ouverture de leurs terrasses en dehors de la durée permise», spécifie-t-elle.

Celle qui entreprend des études au doctorat pense plutôt que c'est aux citoyens et aux commerçants d'agir. «Ce sont les habitudes de consommation des gens qui expliquent en grande partie la dévitalisation du Vieux-Terrebonne. L'action doit donc émaner d'eux et des commerçants, qui doivent s'adapter à leurs besoins», poursuit-elle.

Appel à la solidarité

Ayant compris que l'action des commerçants était importante pour la pérennité du dynamisme du quartier, Pierre Lizotte, propriétaire de l'Auberge Le Petit St-André, avait d'ailleurs fondé l'Association des commerçants du Vieux-Terrebonne en 2004.

«Le regroupement n'a pas fait long feu parce qu'il n'y avait pas assez de participants, et parce que les commerçants n'étaient pas prêts à faire des investissements en temps et en argent pour améliorer leur situation. Contrairement à plusieurs, je ne considère pas que c'est à la Ville de tout mettre en œuvre. Les entreprises doivent aussi faire leur bout de chemin», confie-t-il. Rappelons que c'est maintenant la Chambre de commerce de Terrebonne qui veille à la gestion de l'Association.   

Tout compte fait, ce n'est que par la coopération entre les dirigeants, les commerçants et les citoyens que le Vieux-Terrebonne pourra retrouver sa vitalité d'antan. «Je crois qu'il est grand temps qu'on se réunisse tous pour discuter de ces enjeux, qui sont devenus plus que préoccupants. J'invite donc les gens intéressés par une telle rencontre à me contacter», conclut Mme Léger. Notons qu'il est possible de la joindre par le biais de son site Internet au www.pascaleleger.com.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Terrebonne Ford fev 2012
LePlusGrand
LaRevueSoutien
Terrebonne Mitsubishi