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Début de séance houleux à Mascouche
Les membres du conseil municipal et le maire de Mascouche ont dû traverser une horde de manifestants pour pénétrer dans la salle du conseil, le 11 septembre. (Photo : Pénélope Clermont)

Début de séance houleux à Mascouche

Pénélope Clermont

journaliste@larevue.qc.ca

Mardi 12 septembre 2017

C’est au son de trompettes et de cris que les conseillers municipaux de Mascouche ont fait leur entrée dans la salle du conseil au soir de la séance du 11 septembre. Plus de 130 représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et des cols bleus ont bruyamment manifesté leur mécontentement.

Les syndiqués dénonçaient principalement les agissements du maire, Guillaume Tremblay, à qui ils reprochent «de diminuer les services aux citoyens, de coûter cher aux contribuables avec la sous-traitance à outrance, de ne pas respecter ses employés, de doubler la masse salariale des cadres de la Ville et de réduire la qualité des installations municipales».

En guise de protestation, les syndiqués avaient placardé la porte de la salle du conseil d’autocollants sur lesquels on pouvait lire : «Face à la dictature… DEBOUT!». Ces mêmes autocollants ont aussi été apposés sur des biens publics et sur les véhicules du maire Tremblay et du directeur général de la Ville, Sylvain Chevrier. Ces deux derniers ont d’ailleurs porté plainte à la police.

Le SCFP se fait entendre

Une centaine de personnes ont pu assister à la séance un peu après 19 h. La première période de questions a été monopolisée par la partie syndicale, après quoi cette dernière a quitté les lieux.

Denis Bolduc, président du SCFP-Québec, a critiqué les 84 demandes de la Ville apparaissant sur la convention collective, un nombre qu’il considère comme exagéré. M. Bolduc a aussi remis en question la «maladie de vouloir tout donné en sous-traitance».

De part et d’autre, on s’est lancé la balle pour reprendre les négociations, ce à quoi M. Tremblay a fini par répondre qu’il était prêt à aller en arbitrage au besoin.

«Vous êtes en train de dire : “Je ne veux pas négocier et je veux me fier à un arbitrage pour fixer les conditions de travail.” Au SCFP, on s’est toujours entendus avec les maires de bonne volonté. On est prêts à négocier, il y a des solutions, faites confiance à vos employés municipaux», a rétorqué Marc Anger, directeur québécois du SCFP.

«Gestion douteuse» soulevée

Dans un communiqué émis en début de soirée, le SCFP a dénoncé l’augmentation du nombre de cadres, passé de 25 en 2013 à 46 en 2017.

On fait aussi allusion au «retour d’une gestion douteuse» au sein de l’administration municipale en soulevant les arrestations effectuées par l’UPAC en 2012.

«Je suis capable d’en prendre, mais quand on attaque la Ville sur un passé plus difficile qu’on a vécu avant notre arrivée, je trouve ça très malhabile et ce n’est pas ça qui fait avancer un débat», a répliqué le premier magistrat, qui invite plutôt les intervenants à la table de négociation.

«Quant à l’embauche des cadres, les HEC le disent : les villes comme Mascouche en ont 1,5 par 1 000 habitants. Nous en avons 1 par 1 000 habitants. Une ville qui a développé des divisions économique, environnementale et de communications se doit d’avoir des gens pour les chapeauter», a-t-il justifié avant de conclure : «J’ai entendu des discours de bonne foi ce soir, malgré que je sois très fâché qu’on s’en soit attaqué à des équipements privés et publics. On va tourner la page sur cet événement et on souhaite être à la table pour négocier.»

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