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DOSSIER : Boire sans manger dans les restaurants
Maxime Laforest, propriétaire du Bistro McTavish et membre de la Corporation des Propriétaires de Bars, Brasseries et Tavernes du Québec, s’inquiète de l’impact de la possibilité à venir pour les restaurants de vendre de l’alcool sans nourriture. (Photo : archives Le Trait d’Union MAG)

DOSSIER : Boire sans manger dans les restaurants

Pénélope Clermont

Mardi 10 juillet 2018

Si la mesure n’est pas encore en vigueur, la Loi modernisant le régime juridique applicable aux permis d’alcool et modifiant diverses dispositions législatives en matière de boissons alcooliques permettra éventuellement la vente de boissons alcooliques dans les restaurants sans pour autant que le client soit obligé de commander un repas.

Comme l’a souligné le député de Verchères, Stéphane Bergeron, lors de la présentation du projet de loi 170, le 12 juin, l’ancienne législation renfermait un caractère absurde, à la fois pour les détenteurs de permis et pour la clientèle «qui arrive de moins en moins à faire la distinction entre un bar et un restaurant», a-t-il dit en faisant référence à l’entrée en scène des restos-bars et des bistros-bars. On veut donc simplifier le tout.

Pour Maxime Laforest, propriétaire du Bistro McTavish et membre de la Corporation des Propriétaires de Bars, Brasseries et Tavernes du Québec (CPBBTQ), ce nouveau règlement pourrait avoir des impacts majeurs dans la dynamique de certains quartiers. Il souligne notamment la nuisance sonore lorsqu’il est question de restaurants dont les opérations seraient mal adaptées à ce qu’implique un débit de boisson important.

Dans un mémoire présenté lors des consultations publiques en lien avec la nouvelle loi, la CPBBTQ estime que la possibilité pour les restaurants de servir de l’alcool sans nourriture pourrait causer du tort à ses commerces en déplaçant une partie de leur clientèle vers les restaurants.

«En modifiant la réglementation sans aucune condition, tous les restaurants deviendraient des bars où les mineurs auraient accès sans conditions au commerce, ce qui va à l’encontre des responsabilités que tout gouvernement a envers les enfants afin de mieux les protéger», peut-on y lire.

La Corporation demande ainsi au gouvernement de rattacher certaines conditions à cette disposition. «Les ventes d’alcool sans repas devraient se terminer à 21 h», suggère-t-elle tout en réclamant que les mineurs puissent avoir accès «à tous les bars qui servent des repas pour la même période de temps que celle des restaurants qui vendent de l’alcool sans repas».

Comme l’indique le site Internet de la Régie des alcools, des courses et des jeux, le permis autorisant les restaurants à vendre de l’alcool sans repas entrera en vigueur à la date qui sera déterminée par le gouvernement.


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-plus-latitude-pour-titulaires-permis-alcool-n47717.php

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