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DOSSIER DE LA SEMAINE : À chacune son accouchement
Nadia Poirier et ses deux enfants : Noah et Tobias, alors âgés de 5 mois et de 2 ans. (Photo : Romain Kowalski)

DOSSIER DE LA SEMAINE : À chacune son accouchement

Pénélope Clermont

Mardi 12 décembre 2017

Il existe autant d’histoires d’accouchements que d’accouchements. Mais un point commun existe entre les mamans qui ont accepté de raconter leur expérience dans nos pages : elles ont toutes donné naissance avec l’aide d’une sage-femme, et aucune ne le regrette.

Après avoir accouché à deux reprises en milieu hospitalier, Véronique Boulé, qui a contribué à l’implantation du Service de sages-femmes de Lanaudière, a utilisé ce dernier pour sa troisième grossesse, en 2014. «La sage-femme m’a fait vivre une expérience extraordinaire! commente la Mascouchoise, qui a accouché à la maison de naissance de Blainville. Je me sentais chez moi. C’était chaleureux et tranquille. Le bain chaud était prêt. Il y avait un lit à deux places, la lumière était tamisée. J’ai fait tout le travail dans le bain, la sage-femme venait de temps en temps, je la voyais à peine. Mon mari a même lu pendant le travail. C’était tellement relaxe que je ne croyais pas que j’allais accoucher. Je ne veux pas faire croire à une utopie, mais moi, je l’ai vécu comme ça», ajoute-t-elle, soulignant l’écoute de la sage-femme durant le processus.

«Elle était discrète et parlait quand j’en avais besoin. À la dernière seconde, j’ai eu toute l’aide nécessaire, et si j’avais voulu qu’elle soit plus présente durant le travail, elle aurait été là», mentionne Mme Boulé, qui est restée moins de 24 heures à la maison de naissance.

Le pouvoir de choisir

C’est aussi pour une troisième grossesse que Cinthia Labillois (en page couverture du journal) a profité de l’accompagnement d’une sage-femme en septembre 2016. «Je voulais pouvoir choisir. À l’hôpital, tu as l’impression de ne rien choisir. Tu as beau avoir un plan de naissance, tu ne le sors pas vraiment. J’avais aussi envie d’aller vers la gestion de la douleur naturelle et de pouvoir accoucher à la maison», explique la Terrebonnienne en saluant la qualité de l’accompagnement de sa sage-femme : «Elle me donnait confiance et me ramenait dans le ici-maintenant.»

Une approche qui a également su rassurer son conjoint, Alexandre Gagnon, qui n’était pas convaincu au départ. «Il sentait finalement qu’il avait un rôle durant l’accouchement. C’est lui qui a accueilli le bébé. Ça a créé une connexion plus rapide», confie celle qui a aussi impliqué ses deux plus vieilles lors des suivis de grossesse : «Elles pouvaient poser toutes les questions qu’elles avaient.»

Grand sentiment d’accomplissement

Nadia Poirier a accouché en maison de naissance pour ses deux enfants, en novembre 2014 et en février 2017. «Je ne voulais pas considérer une grossesse comme une maladie et donc voir un médecin à l’hôpital», déclare la Mascouchoise, qui n’a pas connu des accouchements faciles.

Le premier a duré 56 heures et bébé est né en détresse respiratoire. «Ça m’a pris du temps avant de prendre conscience que la situation était grave. Ma sage-femme a sauvé la vie de mon bébé avec toute l’humanité et la délicatesse qu’on connaît des sages-femmes», raconte la mère qui a accouché en 4 heures 30 pour son deuxième, après un transfert rapide de son domicile à la maison de naissance.

Ce qu’elle retient de ces expériences : «Un gros sentiment de fierté d’avoir réussi des accouchements naturels. J’ai le sentiment de pouvoir accomplir n’importe quoi avec mes enfants, surtout avec le premier. Après 56 heures sans anesthésie à travailler avec bébé, tout est possible!» conclut-elle avec le sourire.


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