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DOSSIER DE LA SEMAINE: Ces familles qui hébergent les Cobras
Les Soucy sont une des familles qui offrent un toit à un joueur des Cobras cette saison. À l'avant, Aglaé et Orphée, aux côtés du hockeyeur Triston Tetrot. À l'arrière, Églantine et Luc Soucy.

DOSSIER DE LA SEMAINE: Ces familles qui hébergent les Cobras

Pénélope Clermont

Mardi 14 février 2017

Les Cobras de Terrebonne comptent au sein de leur alignement des joueurs venant de partout au Québec, comme de plus loin encore. Afin d’offrir à ces jeunes athlètes un toit, la formation s’appuie depuis une dizaine d'années sur des familles d’accueil qui, chaque saison, permettent aux jeunes de poursuivre leur développement sportif et académique dans la Ligue de hockey Junior AAA du Québec.

Présentement, l’équipe de Terrebonne mise sur cinq familles pour héberger ses joueurs ayant besoin d’un chez-soi. Avant les Fêtes, elles étaient sept, mais des départs et des échanges ont fait baisser le compte, aux dires de Réal Douville, gouverneur de l’équipe et responsable des familles d’accueil.

Telle est la réalité des familles qui logent des athlètes. On sait quand ils arrivent, mais on ignore quand ils repartent. La plupart du temps, les joueurs qui proviennent d’autres régions du Québec, comme de l’Abitibi, des Îles-de-la-Madeleine, de Sherbrooke ou de Québec, resteront dans les pensions pour terminer leur année scolaire, une fois la saison terminée. Selon s’ils restent avec l’équipe, ils peuvent être de retour au même domicile la saison suivante.

Le nombre de familles dont la formation a besoin pour héberger ses joueurs varie d’une année à l’autre. «Des fois, nous n’en avons pas besoin parce qu’on essaie d’avoir des joueurs locaux le plus possible, mais une année, nous avions dix familles pour loger nos joueurs», informe le responsable qui bénéficie actuellement d’une banque de personnes intéressées à accueillir des athlètes si la demande augmente.

Des dynamiques variables

Parmi ces familles d’accueil, on retrouve beaucoup de couples dont les enfants ont quitté la résidence. Certaines personnes ont de jeunes enfants à la maison, d’autres n’en ont jamais eus. Les dynamiques varient d’une adresse à l’autre.

M. Douville mentionne une dame, Mme Lambert, qui a pris sa «retraite» aux Fêtes, après avoir accueilli des joueurs pendant sept ou huit ans. «Souvent, elle prenait deux jeunes en même temps. Une fois, pendant une courte période, elle en a eu trois», commente-t-il en précisant que les familles d’accueil ne font pas cela pour l’aide financière qui vient avec la responsabilité.

«Les Cobras donnent une allocation, mais tu ne fais pas d’argent avec ça», spécifie-t-il.

Le rôle des familles d’accueil est somme toute très simple. «On demande que le joueur ait une chambre à lui avec un accès à Internet et qu’il soit bien nourri. On ne veut pas que l’athlète se plaigne qu’il ne mange pas suffisamment, illustre le gouverneur. Évidemment, on demande aussi que la maison soit un environnement calme, que les gens ne soient pas toujours sur le party, ce qui n’arrive pas de toute façon.»

Une collaboration des Cobras

En contrepartie, les Cobras s’assurent d’offrir une assistance à ses hôtes. «Les jeunes doivent respecter les règles que chaque pension possède et ils doivent participer aux tâches ménagères, garder leur chambre propre ou respecter le couvre-feu, s’il y a lieu, relate M. Douville. Quand ça ne marche pas, on veut aussi que les familles nous tiennent informés. Des fois, les pensions s’attachent aux gars et ils ont tendance à couvrir des affaires, mais ce n’est pas ce qu’on souhaite.»

D’ailleurs, le responsable suggère aux familles de ne pas s’attacher aux jeunes qu’elles hébergent, mais c’est plus fort qu’elles, dit-il. «Ils deviennent un membre de la famille. Une de nos familles n’a pas voulu reprendre de joueur après le départ de celui qu’elle hébergeait parce que leurs enfants avaient trouvé ça trop dur», raconte-t-il.

Le lien d’attachement n’est cependant pas contre-indiqué. Cela n’en fait que de meilleurs partisans des Cobras de Terrebonne. «La plupart des familles viennent voir les matchs à domicile et certaines nous suivent sur la route», se réjouit M. Douville.

À LIRE AUSSI: http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-soucy-seconde-famille-triston-n40641.php


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