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DOSSIER DE LA SEMAINE : Deux Moulinois portés par la « vélosophie »
Paul Meunier, ses trois enfants et sa partenaire de route, Ginette Laverrière, lors de leur traversée du Canada, il y a plus de 10 ans. (Photo : courtoisie)

DOSSIER DE LA SEMAINE : Deux Moulinois portés par la « vélosophie »

Pénélope Clermont

Mardi 20 février 2018

Le terme est sorti de la bouche de Paul Meunier, grand adepte des voyages à vélo. «La "vélosophie" de vie est une façon de voyager où on prend son temps. Parce que quand on prend son temps, on voit plus de choses. Comme l’a dit Claude Marthaler : "Voyager lentement, c’est rencontrer plus rapidement"», affirme le Terrebonnien.

Présentement, Paul Meunier se trouve en Guadeloupe pour un séjour de près de sept semaines. «C’est un voyage à vélo de "pépère", a-t-il lancé à la blague la veille de son départ. Mon but est de garder la forme. Si un ami me propose un plus grand périple durant l’été, je serai prêt. Garder la forme ouvre la porte aux possibilités.»

Durant ce séjour, il utilise son vélo tous les jours pour se déplacer. Il parcourt de 50 à 65 km. «Mon but n’est pas de m’essouffler», précise l’homme qui franchira autour de 2 000 km d’ici son retour. Une distance comme celle-là, ce n’est rien pour celui qui a visité six pays d’Europe dans la mi-vingtaine. «À l’époque, on ne voyageait pas beaucoup à vélo. On était un peu fou!» reconnaît-il en évoquant les montées qu’il a effectuées à travers les Alpes italiennes, autrichiennes et allemandes.

Son plus long périple, il l’a réalisé de l’ouest à l’est du Canada, littéralement du Pacifique à l’Atlantique. Plus de 6 500 km à pédaler en compagnie d’une amie, Ginette Laverrière, alors que sa conjointe et ses enfants les suivaient en voiture. En fait, ce sont plus eux qui suivaient la voiture, mais passons.

En 2010, il publiait d’ailleurs un livre sur son odyssée réalisée quelques années plus tôt. Il a fait la même chose pour ses traversées de l’Est et de l’Ouest américains.

De Montréal vers l’Argentine

Originaire de Mascouche, Jérôme Pilette s’est embarqué dans une aventure pour le moins rocambolesque. Le 25 juillet dernier, il a enfourché son vélo à Montréal, a subi sa première crevaison sur le pont Jacques-Cartier et s’est dirigé vers le sud. Six mois plus tard, il se trouve à Aransas Pass, au Texas. «Je devais rester quatre jours, ça va faire deux mois que je suis ici», affirme-t-il.

Sans but précis, il est passé par Niagara, Buffalo, Columbus, Cincinnati, Louisville (son premier coup de cœur), Nashville, Nouvelle-Orléans et Houston. Il prévoit franchir quelque 20 000 km jusqu’à sa destination finale prévue, Ushuaïa, en Argentine. «De là, je "ship" le vélo dans un colis et je reviens avec autre chose : pouce, bus, train, avion, bateau ou plusieurs de ces réponses», annonce le cycliste, qui prévoit être de retour à la fin de l’été.

Cela faisait 10 ans que Jérôme songeait à ce voyage. «Au début, je pensais le faire à pied, mais j’ai décidé d’être raisonnable», confie celui qui y a également vu une façon de contrer des problèmes de dépression. «Aussi parce l'enfant en moi trouve que c'est très "cool" de pouvoir aller aussi loin avec un moyen de transport aussi simple et aussi "cheap" qu'un vélo», ajoute-t-il en conclusion.


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31 dec 2017-2018 Lise Viau cell

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