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DOSSIER DE LA SEMAINE: «Ce n’est pas rentable» - Jean-François Robitaille
Jean-François Robitaille, copropriétaire du Centre de l’auto JR, confirme que la vente d’essence n’est pas lucrative pour un détaillant. (Photo : Pénélope Clermont)

DOSSIER DE LA SEMAINE: «Ce n’est pas rentable» - Jean-François Robitaille

Pénélope Clermont

Mardi 13 juin 2017

Même si la population se plaint du coût élevé de l’essence à la pompe, ce n’est pas pour autant que le carburant est payant pour les détaillants. Deux propriétaires de stations-services indépendantes locales démystifient le marché dans lequel ils évoluent.

Le Centre de l’auto JR, situé sur la montée Masson à Terrebonne, est associé à Crevier. Il achète l’essence à la pétrolière et la revend aux utilisateurs. Il décide lui-même du prix à la pompe. «Quand je fais 2¢/litre, ça va bien. Si je n’avais pas la mécanique, je fonctionnerais à perte», résume Jean-François Robitaille, copropriétaire de l’endroit, qui dispose d’un pompiste.

Le jour où le Trait d’Union l’a rencontré, il affichait des prix se comparant à celui d’autres stations-services locales, mais il affirme devoir régulièrement vendre son essence de deux à trois sous plus cher, le prix qu’il a dû débourser pour se le procurer dépassant le prix du marché à la pompe. «On n’est pas capable de suivre, confirme-t-il. Heureusement, les clients réguliers viennent quand même.»

M. Robitaille confie qu’il n’écoule pas suffisamment de carburant pour intéresser une grosse bannière. Selon ses dires, il faudrait qu’il vende deux millions de litres par année pour attirer l'intérêt. Il atteint à peine le quart de ce volume.

«Ça pourrait devenir avantageux si Crevier se retirait et que je signais avec une autre bannière, mais au lieu d’acheter l’essence, je la prendrais en consignation avec une garantie de 3¢/litre. Je n’aurais que la vente à gérer», dévoile-t-il.

Faible marge pour les détaillants

Fonctionnant sous ce principe avec Harnois, le Pétro-T sur la montée Masson à Mascouche ne roule pas sur l’or non plus, aux dires de son propriétaire, Michel Nadeau, qui doit vendre son essence au prix que le fournisseur lui indique. «Ça fait 20 ans que je fais 2,3¢/litre. Je perds 100 $ par jour avec l’essence», souligne-t-il. Il explique entre autres la situation par le salaire du pompiste, tout en critiquant au passage le coût des taxes de la Municipalité.

Dans ce domaine depuis l’adolescence, M. Nadeau regrette l’époque où il faisait 6,3¢/litre, une marge lui permettant de mieux assumer les coûts d’exploitation.

«Le gouvernement, les pétrolières, tous veulent tout garder pour eux. Ils disent que les commerçants font de l’argent. […] Tout indépendant qui ne fait pas de mécanique ou qui n’a pas de dépanneur, comme moi, fait faillite», dit-il.

Bien sûr, il existe une solution facile, comme la vente du commerce. «J’ai été approché par des pétrolières pour changer le garage en dépanneur. Au moins trois fois. Mais moi, ma passion, c’est la mécanique, pas les muffins», conclut pour sa part M. Robitaille.


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