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DOSSIER DE LA SEMAINE : Éviter de sombrer
Arielle Desabysses partage son histoire et donne des conférences pour éviter que d'autres ne vivent la même situation qu’elle. (Photo : Martine Doucet)

DOSSIER DE LA SEMAINE : Éviter de sombrer

Jean-Marc Gilbert

Mardi 10 octobre 2017

En 2003, à l'âge de 14 ans, Arielle Desabysses a décidé de fuir une relation conflictuelle avec son père, une fugue qui l'a entraînée dans la sombre spirale d'un réseau de trafic humain. Après avoir raconté son histoire dans un livre publié en 2015, Mme Desabysses donne aujourd'hui des conférences pour éviter que d'autres ne vivent le même enfer.

«J'aborde toutes les conséquences physiques et psychologiques qu'une telle situation peut entraîner, que ce soit les risques de MTS, de grossesse ou de blessures, jusqu'au stress post-traumatique et à l'anxiété sociale», explique-t-elle.

Lorsque sa conférence s'adresse aux adolescents, plusieurs d'entre eux veulent savoir quels sont les indices pouvant indiquer qu'une personne commence à être prise au piège. «Ce sont souvent des changements dans le cercle d'amis ou bien un ou une jeune qui revient à la maison avec des choses que ses parents ne lui ont pas achetées et qu’il n'aurait pas les moyens de se payer lui-même», signale-t-elle.

Conférence annuelle?

Mme Desabysses affirme qu'un projet potentiel de conférence annuelle est dans l'air avec l'école Des Rives, dans le secteur Lachenaie. Elle aimerait bien que ce projet se concrétise. Car même si elle se sent impuissante lorsqu'elle entend des histoires semblables à la sienne faire la manchette des bulletins de nouvelles, c'est primordial pour elle de poursuivre dans la voie de la sensibilisation.

«Avant que mon livre sorte, on n'en parlait presque pas. Je pense que la sensibilisation et l'éducation sont les seules façons dont nous pouvons combattre, car c'est impossible de mettre tous les criminels en prison», conclut-elle.


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29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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