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DOSSIER DE LA SEMAINE : Évitez de vous faire flouer
La meilleure arme du consommateur demeure la vigilance.

DOSSIER DE LA SEMAINE : Évitez de vous faire flouer

Gilles Fontaine

Mardi 6 mars 2018

Durant la dernière année, le phénomène de la vente itinérante a été particulièrement présent, surtout dans les domaines de la climatisation, du chauffage et de l’isolation. Or, des vérifications s’imposent avant de signer pour un achat.

«L’année 2017 a été l’une des pires quant à la vente itinérante. Uniquement dans l’industrie de la climatisation et du chauffage, nous avons reçu plus de 540 plaintes de consommateurs entre le 1er novembre 2016 et le 31 octobre 2017. Les plaintes concernaient principalement le montant de la vente et le service après-vente, les consommateurs étant souvent laissés à l’abandon», mentionne Charles Tanguay, de l’Office de la protection du consommateur (OPC).

Jocelyne Gagnon, copropriétaire de Climco Climatisation & Chauffage à Terrebonne, a elle aussi observé une recrudescence de ce phénomène dans la dernière année. «Ça a toujours existé, mais cet automne, nous avons reçu un nombre exceptionnel d’appels de gens qui s’étaient fait approcher par des vendeurs itinérants. Heureusement, les consommateurs sont de plus en plus éveillés et prennent le temps de faire des vérifications.»

Quelques conseils

«Le premier conseil que je peux donner, c’est de ne pas se laisser berner par les pratiques d’un vendeur itinérant, avise Céline Orvoine, de l’ACEF Lanaudière. Ça demeure souvent une vente sous pression avec des arguments-chocs : l’économie d’énergie ou un meilleur confort pour sa famille. Des vendeurs vont même jusqu’à dire que l’amour de la famille devrait justifier l’achat.»

«Le consommateur doit tenir son bout, renchérit M. Tanguay, même si le vendeur semble pressé; son empressement exige davantage de précautions. On peut notamment exiger de voir son permis de l’OPC, prendre en note ses renseignements et faire des recherches auprès de l’Office.»

Jocelyne Gagnon abonde dans le même sens. «En plus de vérifier les antécédents de ces vendeurs itinérants auprès de l’OPC, n’hésitez pas à aller voir du côté de la Régie du bâtiment pour vous assurer qu’ils soient certifiés. Les gens peuvent aussi faire des vérifications auprès d’entreprises ayant un pied à terre, aller voir leur salle de démonstration, rencontrer leurs spécialistes et poser des questions. Nous avons vu des gens qui ont payé trop cher pour leur système, et d’autres qui ont eu des problèmes avec leur appareil et qui n’ont pas pu faire honorer la garantie qu’on leur avait promise parce que le vendeur avait disparu.»

Les recours

Le consommateur possède un recours civil contre le commerçant itinérant, et l’OPC lui fournit l’aide nécessaire pour l’accompagner dans cette démarche. Un recours pénal est aussi prévu par la loi, assorti d’amendes pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars contre le commerçant fautif.  Mais la meilleure arme du consommateur demeure la vigilance, car malgré tous les recours qui s’offrent à lui, les délais peuvent être longs et les inconvénients, nombreux.


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-vente-itinerante-vous-connaissez-n45811.php

2018-08-31 au 09-12 Fexco CEL

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