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DOSSIER DE LA SEMAINE : Pour pouvoir faire une différence
Depuis 2004, un réseau de sentinelles s’est tissé dans la région de Lanaudière. Ces bénévoles sont comme des gardiens de l’âme. (Photo : courtoisie)

DOSSIER DE LA SEMAINE : Pour pouvoir faire une différence

Gilles Fontaine

Mardi 13 février 2018

Lorsque la détresse s’empare d’une âme, tout devient noir et sans issue. Les idées s’embrouillent et le suicide semble être la seule option. Tels des gardiens de l’âme, des sentinelles veillent au grain pour illuminer l’esprit de ces personnes et les guider.  

Le programme des sentinelles en prévention du suicide est un programme provincial présent dans la plupart des régions du Québec.

Depuis 1998, des sentinelles sont apparues graduellement dans la province et les premières de Lanaudière ont émergé en 2004.

C’est le Centre de prévention du suicide de Lanaudière (CPSL) qui est chargé de la gestion du programme dans la région. En 2006, le ministère de la Santé et des Services sociaux publiait un cadre de référence pour l’implantation plus officielle d’un réseau provincial de sentinelles.

Objectifs multiples

«L’objectif du programme est de mettre en place un filet de sécurité autour des personnes suicidaires par l’implantation d’un réseau de sentinelles. Ce réseau a son importance, puisqu’il nous est très difficile de rejoindre tout le monde. Certaines personnes sont isolées socialement, physiquement ou sont gênées de s’ouvrir et de se confier», explique Sophie Hubert, intervenante au CPSL et l’une des responsables du programme.

«Les sentinelles font alors le pont entre les personnes en détresse et les ressources appropriées. Les sentinelles ont donc pour rôle de détecter les personnes qui peuvent être vulnérables au suicide, de vérifier leur état ainsi que la présence d’idées suicidaires, pour les diriger vers des ressources d’aide adéquates», ajoute-t-elle.

Formation par le CPSL

N’est pas sentinelle qui veut. Une formation est nécessaire, laquelle est offerte gratuitement par le CSPL. 

«Cette formation dure une journée. Nous expliquons quel est leur rôle précis et comment détecter les signes précurseurs et les moments critiques, par exemple une rupture amoureuse, la perte d’un être cher, la perte d’emploi, etc. Nous parlons aussi des croyances et des mythes. Il est important que les bénévoles sentinelles prennent conscience de leurs propres croyances pour faciliter leur action. Le but est bien simple : comprendre la réalité des personnes suicidaires ou avec des idées noires, comprendre qu’elles ne voient qu’une option, mais leur dire qu’il existe beaucoup d’autres options et les leur présenter. La formation sert aussi à apprendre à ne pas dépasser nos limites et à accepter de passer le flambeau si une sentinelle ne peut jouer son rôle», précise Mme Hubert.

Évidemment, l’intervenante souhaite «poster» des sentinelles partout, dans tous les milieux, notamment dans les entreprises et l’ensemble du monde agricole, et ainsi s’assurer de rejoindre tous les groupes, surtout les hommes âgés de 45 à 64 ans, le groupe de personnes le plus touché par le suicide.

Visitez le http://cps-lanaudiere.org pour en apprendre davantage sur le réseau de sentinelles.


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-sentinelles-veillent-sur-nous-n45608.php

2018-05-21 au 06-29 - Galeries Rive-Nord CEL

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