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DOSSIER DE LA SEMAINE: Des prix plus élevés dans Les Moulins
Le fait que la MRC Les Moulins se trouve dans la zone desservie par le Réseau de transport métropolitain est un facteur pouvant expliquer la différence de prix avec le reste de Lanaudière, voire du Québec, en raison de la taxe sur l'essence qui s'ajoute au prix du carburant. (Photo : Pénélope Clermont)

DOSSIER DE LA SEMAINE: Des prix plus élevés dans Les Moulins

Pénélope Clermont

Mardi 13 juin 2017

COÛT DU CARBURANT

Avec la belle température, le prix de l’essence est sans doute parmi les sujets les plus discutés au quotidien. Ce n’est pas une surprise d’affirmer que le coût de l’essence à la pompe a augmenté au cours des dernières années. Selon les données de la Régie de l’énergie, les prix moyens enregistrés dans la MRC Les Moulins surpassent même ce que les automobilistes paient ailleurs au Québec.

Depuis le début de l’année, les Lanaudois ont payé leur essence ordinaire 113,5¢/litre, en moyenne, soit 0,2¢ de plus qu’ailleurs au Québec. Dans Les Moulins, il en a coûté 116,1¢/litre aux automobilistes. En comparaison, la moyenne montréalaise se situe à 118,3¢/litre, alors qu’à Québec, où les prix sont parmi les plus bas depuis quelques années, on a payé 108,9¢/litre. Même son de cloche en Outaouais qui, sauf exception, est la région où l’essence à la pompe est à son plus bas.

En 2016, dans Lanaudière, l’essence à la pompe est revenue à 104,9¢/litre, ce qui correspondait à la moyenne provinciale. Dans Les Moulins, les utilisateurs l’ont payée 107,8¢/litre, ce qui demeure moins élevé qu’en 2015, où ils avaient dû débourser 115,8¢/litre, soit 3¢/litre de plus que la moyenne provinciale.

Si nous n’avons pas accès aux prix moyens à la pompe des villes de Terrebonne et de Mascouche pour les années antérieures, on connaît les prix minimums estimés, qui se veulent une estimation des coûts que doit supporter un détaillant pour vendre son carburant. En 2010, il était de 102,7¢/litre, en 2005, de 92,7¢/litre, et en 2000, de 72,2¢/litre.

Notons qu’à ces prix, on doit ajouter une marge de détail et des taxes, d’où la différence avec le prix que l’automobiliste paye réellement à la pompe.

Les composantes du prix de l’essence

C’est bien beau payer, mais que paye-t-on exactement? «Différents éléments composent le prix de l’essence à la pompe», introduit Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec, qui met à la disposition du public l’outil Info-Essence, permettant de comparer le prix réaliste calculé par CAA-Québec et le prix moyen affiché à la pompe, pour chacune des régions.

Le prix à la pompe comprend ainsi le prix du pétrole brut (généralement fixé par le marché mondial), la marge de raffinage (le coût de la production), la marge au détail (la différence entre le coût d’acquisition et le prix payé à la pompe), le coût de transport et les taxes. Au Québec, on en compte cinq : la taxe d'accise sur l'essence (10¢/litre), la taxe sur les carburants (19,2¢/litre), la taxe sur l’essence (3¢/litre) qu’on retrouve sur le territoire de l’Agence métropolitaine de transport (maintenant sous l'égide du Réseau de transport métropolitain), qui comprend la MRC Les Moulins, ainsi que la TPS et la TVQ, qu’on applique par-dessus les autres taxes.

Variations de prix nébuleuses

Si on arrive à expliquer les composantes du prix de l’essence, les variations du prix à la pompe en tant que telles sont plus ardues à justifier. «C’est un marché complexe. Il n’y a rien de mieux qu’une pétrolière pour comprendre les fluctuations de prix», évoque Mme Gauthier lorsqu’on lui demande ce qui justifie les hausses et baisses des prix au quotidien.

«Les prix varient d’une région à l’autre. À Québec, par exemple, les prix sont très avantageux pour les consommateurs», dit-elle en évoquant l’arrivée de COSTCO, qui «écrase les prix», pour expliquer cet aspect. Quant à Montréal? «Il y a une aura nébuleuse autour de Montréal, laisse tomber la porte-parole. On remarque des hausses qui sont questionnables et peu avantageuses.»

Les particularités de Lanaudière

Comme le faisait remarquer Mme Gauthier, certains secteurs de Lanaudière affichent des prix plus bas. C’est bien sûr le cas de toute la région se trouvant à l’extérieur de la zone couverte par le Réseau de transport métropolitain, qui implique la taxe sur l’essence. On observe une différence de 6,5¢/litre à cet effet en 2017.

Par ailleurs, la ville de Saint-Lin–Laurentides possède une excellente réputation sur le plan du prix de l’essence. «On y retrouve souvent de très bons prix, soutient la porte-parole. On ne sait pas pourquoi. Peut-être est-ce parce que des propriétaires indépendants arrivent à garder les prix bas, comme un petit château fort de Gaulois?»

Enfin, comme c’est le cas à Québec, le COSTCO à Lachenaie pourrait également avoir un impact sur les stations-services environnantes, imposant des prix à la baisse. Cette théorie n’a toutefois pas pu être confirmée.

En ce qui a trait à la MRC Les Moulins dans son ensemble, elle demeure influencée par les marchés de Laval et de Montréal, conclut Mme Gauthier.

À LIRE AUSSI: http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-est-pas-rentable-jean-francois-robitaille-n42510.php

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