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DOSSIER DE LA SEMAINE: Les Soucy, la seconde famille de Triston
Luc Soucy et Triston Tetrot ont su développer une belle chimie par l’entremise du hockey. On les voit justement ici parler du congédiement de Claude Julien. (Photo : Pénélope Clermont)

DOSSIER DE LA SEMAINE: Les Soucy, la seconde famille de Triston

Pénélope Clermont

Mardi 14 février 2017

Originaire de Fort Wayne en Indiana, aux États-Unis, Triston Theriot est le joueur qui a eu à parcourir le plus de kilomètres pour porter les couleurs des Cobras de Terrebonne cette saison, pour ne pas dire dans l’histoire de l’organisation. Pour vivre sa passion et espérer remporter les grands honneurs à la Coupe Fred Page, l’athlète de 20 ans trouve refuge chez les Soucy depuis janvier.

Luc Soucy et sa conjointe, Rachel, ont  cinq enfants, mais de temps en temps, ils ont l’impression d’en avoir un de plus. Ces autres enfants sont des joueurs des Cobras qu’ils accueillent durant la saison de hockey. L’aventure avait commencé il y a une dizaine d’années. Deux joueurs s’étaient succédé comme pensionnaires. À la naissance de la petite dernière, la résidence manquait cependant de chambres pour héberger un autre adolescent. Après une pause de quelques années, lors desquelles les deux plus vieux ont quitté le nid familial, les Soucy ont décidé de retenter l’expérience.

«Les filles étaient bien contentes!», commente Luc. «Ça fait une présence masculine à mon père qui ne vit qu’avec des filles maintenant!», lance avec le sourire Aglaé, 20 ans. «On est habituées d’avoir des frères plus vieux. On s’est habituées avec le temps», poursuit Églantine, 18 ans.

La plus jeune, Orphée, 11 ans, est plus discrète, mais apprécie la présence de Triston, même si elle ne comprend pas ce qu’il dit la plupart du temps, puisqu’il parle anglais.

Une intégration naturelle

Malgré la barrière de la langue, l’intégration s’est faite facilement entre tout le monde. Alors que Luc parle de hockey avec le défenseur des Cobras, les filles le taquinent comme le feraient des sœurs avec leur frère. «Ma conjointe, elle, est plus du type social. Elle a quelqu’un de nouveau pour parler de culture», souligne le père de famille qui trouve important d’inclure les jeunes qu’ils hébergent dans la dynamique familiale.

«On s’intéresse à ce qu’ils aiment, on leur demande ce qu’ils veulent manger, dit-il. Si on a des réunions familiales, on les invite. Des fois, ils ne sont pas à l’aise de venir, mais ils apprécient l’invitation.» D’ailleurs, une petite fête était sur le point d’être organisée pour l’anniversaire du jeune homme.

Évidemment, les pensionnaires des Soucy doivent respecter les règles et les valeurs de la maison. «On explique rapidement au jeune comment fonctionnent le frigo et le lave-vaisselle. On met des règles claires. Mais il faut aussi rester soi-même sans en faire trop pour qu’il se sente chez lui», ajoute-t-il.

À cet effet, Triston n’a pas eu de mal à s’adapter, disent les membres de la famille. «Une journée de fin de semaine où mes parents n’étaient pas à la maison, Églantine et lui faisaient le ménage. C’est lui qui voulait ça propre!», illustre Aglaé.

Des liens qui restent

Il y a des fois où «ça clique moins avec les jeunes», comme l’explique Luc, mais de façon générale, l’expérience est très positive pour la famille d’accueil. Avant d’avoir Triston chez eux, les Soucy ont hébergé Alexandre Bolduc, de Val-d’Or, qui évolue maintenant avec le Collège Français de Longueuil, aussi dans la LHJAAAQ.

Il faut les voir parler de l’ancien porte-couleur des Cobras pour comprendre qu’il leur manque. «On a gardé contact avec lui. Il vient des fois à la maison avec ses parents», relate Luc, qui admet avoir fortement réagi lorsqu’il a été échangé. «J’ai réagi comme un père envers son fils», reconnaît avec le sourire celui qui, sous le coup de l’émotion, ne voulait plus agir comme famille d’accueil. «J’ai dit : "Non. Moi, c’est Alexandre ou rien!"», se souvient-il en riant.

Une anecdote qui fait bien sourire ses filles, surtout que quelques jours après l’entrevue, les deux joueurs allaient s’affronter dans un match opposant les deux meilleures équipes du circuit, à Longueuil. Comme cela arrive souvent, les Soucy prévoyaient être dans les estrades. L’histoire ne disait toutefois pas envers qui allaient être dirigés les encouragements les plus fournis.

«Je n’aurais pas pu espérer mieux»

Ce match «épique» n’avait pas encore eu lieu au moment de mettre sous presse. On ignore donc qui a eu le dessus, mais il est fort à parier que le séjour de Triston dans la résidence de Terrebonne n’a pas été entaché, peu importe le résultat. Le jeune homme s’y plaît en effet grandement.

«Ils me traitent comme si j’étais un des leurs. On joue au ping pong ensemble. Les trois filles sont comme mes sœurs. Je n’aurais pas pu espérer mieux», confie-t-il en anglais, au sortir d’une pratique à la Cité du Sport.

Être entouré de bonnes personnes aide l’athlète dans son objectif premier et il en est reconnaissant. «Je suis ici pour la Coupe Fred Page. Il y a beaucoup de recruteurs à cet événement et j’aimerais être recruté par une équipe universitaire des États-Unis pour poursuivre mes études. Ici, je peux développer mes habiletés avec une équipe qui ne perd que rarement, en comparaison à l’équipe avec qui j’étais l’an dernier (une équipe de l’Indiana) qui comptait deux victoires et 42 défaites. Le "feeling" est différent et je l’apprécie encore plus», conclut l’athlète.

À LIRE AUSSI: http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-ces-familles-qui-hebergent-cobras-n40640.php


12 septembre 2017 La Cremiere cell

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