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DOSSIER DE LA SEMAINE : Souvent une question de perception

Jean-Marc Gilbert

Mardi 10 octobre 2017

Gens aux prises avec des problématiques de santé mentale, de toxicomanie ou en situation d'itinérance : les travailleurs de rue de l'organisme Le Trajet sont en contact un grand nombre de personnes. Ils interviennent aussi auprès de vendeurs de stupéfiants, qu'ils appartiennent ou non à des gangs. Ils croient que la perception de la population influence un peu à la hausse l'ampleur réelle du phénomène de gangs de rue.

Il y a encore des mythes et des préjugés bien tenaces dans l'imaginaire des gens, déplorent les membres du Trajet, qui préfèrent taire leurs noms étant donné la nature sensible du sujet abordé.

«Les gens doivent comprendre que s'ils voient quatre jeunes personnes noires en train de jouer au basketball dans une cour d'école, ça ne veut pas dire qu'ils sont en recrutement pour de la prostitution. C'est fort probablement juste des jeunes qui aiment jouer au basket», souligne un travailleur, en guise d'exemple.

«C'est la même chose lorsqu'on voit un jeune de 20 ans avec plein de bijoux à l'intérieur d'une Mercedes. Les gens vont tout de suite penser que c'est un gars de gang qui vend de la drogue alors que c'est peut-être uniquement parce que ses parents ont beaucoup d'argent», ajoute son collègue.

Plus calme, le secteur centre

En raison de son budget limité, Le Trajet n'est pas en mesure de sillonner tous les secteurs de Terrebonne. Les travailleurs peuvent difficilement se rendre à Lachenaie, à La Plaine ou à Terrebonne-Ouest. C'est d'ailleurs pourquoi l'organisme aimerait bien jouir d'un support financier supplémentaire de la Ville.

En attendant, ses membres doivent concentrer leurs interventions dans le secteur centre de la ville. Ils y constatent une nette diminution des activités dans la rue depuis leur arrivée au printemps 2014. «Notre premier été avait été fort mouvementé. Il y avait des gens partout dans les rues. Est-ce qu'aujourd'hui c'est plus tranquille ou plus "underground"? C'est difficile à dire, mais il ne faut pas oublier que c'est cyclique aussi», affirme un des travailleurs.

Le Trajet intervient auprès de personnes de tous âges en situation de rupture sociale. Les travailleurs de rue développent un lien de confiance avec ces personnes, puisqu'ils agissent de façon neutre et impartiale avec tous les gens qu'ils côtoient, peu importe la situation dans laquelle ils se trouvent. Les interventions sont de nature confidentielle.


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-phenomene-gangs-rue-une-ampleur-difficile-a-definir-n44149.php et http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-eviter-sombrer-n44148.php

31 dec 2017 Ptit Creux

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