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DOSSIER DE LA SEMAINE : Suivi médical plus serré à partir de 75 ans
Ce n’est pas l'âge d'un conducteur qui détermine sa capacité de conduire, mais bien son état de santé.

DOSSIER DE LA SEMAINE : Suivi médical plus serré à partir de 75 ans

Pénélope Clermont

Mardi 21 novembre 2017

Les conducteurs de 75 ans et plus, en raison de leur âge, présentent des conditions de santé qui les mettent plus à risque pour la sécurité routière. C’est pourquoi la Société de l'assurance automobile du Québec demande qu’un examen médical attestant la capacité de conduire de la personne soit réalisé à partir de cet âge.

«La première décennie où la majorité des conducteurs, soit 65 %, possèdent une des conditions à respecter est celle des 70-79 ans. Chez les 60 à 69 ans, on parle de moins de 50 %», détaille le Dr Jamie Dow, conseiller médical en sécurité routière pour la SAAQ.

Si les examens médicaux sont requis à partir de 75 ans et non de 70 ans, c’est qu’une personne de 70 ans ne possède pas les mêmes conditions de santé que celle de 79 ans. L’écart est souvent marqué, estime le Dr Dow.

D’ailleurs, avant 1992, on évaluait la santé des conducteurs à partir de 70 ans. On s’est toutefois rendu compte que c’est à 75 ans que les conditions de santé se détérioraient véritablement. La SAAQ demande des modifications de statut du permis de conduire chez environ 55 % des titulaires qui passent un examen médical à l’âge de 75 ans.

«On peut par exemple leur demander de ne pas conduire d’auto manuelle ou de porter des lunettes», dévoile le conseiller médical avant de préciser : «Le programme de contrôle médical commence à 75 ans. On répète l’exercice à 80 ans et tous les deux ans ensuite. S’il y a des problématiques qui exigent un suivi plus fréquent, on le fait.»

Le baromètre : l’état de santé

M. Dow insiste sur le fait que ce n’est pas l'âge d'un conducteur qui détermine sa capacité de conduire, mais bien son état de santé. «Ce sont des questions individuelles, rappelle-t-il. Chaque dossier est évalué au cas par cas. […] Le grand facteur d’évaluation est l’atteinte fonctionnelle qui empêcherait les mouvements nécessaires à la conduite.»

Pour résumer, il existe bien sûr des conditions à plus haut risque d’accident, mais ce n’est pas parce qu’on remplit ces conditions qu’on est plus à risque. «Ça dépend de l’impact de ces conditions sur la santé», souligne le spécialiste, ajoutant en exemple qu’une personne diabétique ne verra pas son permis lui être retiré, mais qu’une personne diabétique à risque élevé de coma ne pourra plus conduire.

Notons par ailleurs que tout détenteur d’un permis de conduire qui voit sa condition médicale changer, peu importe son âge, devrait en aviser la SAAQ.

Permis suspendus en 2016

Il n’existe pas de statistiques locales à cet effet, mais on indique que dans l’ensemble du Québec, 1 019 permis de conduire de la clientèle des 75 ans et plus ont été suspendus en 2016. Sur les 120 permis suspendus à la suite de la dénonciation d’un tiers, 59 l’ont été sur la base de conditions médicales et 61 après une évaluation sur la route.

Du côté de la SAAQ, on encourage bien sûr l’entourage à déclarer les conducteurs qu’il considère comme inaptes ou dangereux. «La problématique touche beaucoup les hommes, qui voient dans la perte de leur permis une atteinte à leur masculinité et à leur estime de soi», évoque le Dr Dow.

Pour la suite des choses, chaque signalement est analysé et des actions sont prises si on peut confirmer qu’il existe effectivement des risques sur le plan de la conduite et de la sécurité routière, aux dires du conseiller médical. C’est ainsi le rapport médical qui fait foi de tout.


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-plus-conducteurs-ages-derriere-volant-n44681.php

31 dec 2017-2018 Lise Viau cell

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