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DOSSIER DE LA SEMAINE : Sur la route du zéro déchet
Diminuer ses déchets en en faisant des activités familiales peut être une bonne manière d’intégrer de nouvelles habitudes de vie.

DOSSIER DE LA SEMAINE : Sur la route du zéro déchet

Pénélope Clermont

Mardi 17 octobre 2017

L’environnement est au cœur des préoccupations. À l’approche de la Semaine québécoise de réduction des déchets du 21 au 29 octobre, le Trait d’Union a cru bon se pencher sur le concept du zéro déchet. Est-ce possible? Comment cela s’applique-t-il? Et quel chemin reste-t-il à parcourir pour y arriver?

Les intervenants concernés s’entendent d’abord pour dire que vivre dans un environnement où il n’y aurait aucun déchet est une idée utopique, si on est bien honnête. «Il faut l’aborder dans l’optique où on souhaite "tendre" vers le zéro déchet», introduit Geneviève Rivard, coordonnatrice qualité des milieux de vie à la Direction de l’environnement de la Ville de Terrebonne.

À cet effet, la situation s’améliore. Selon Pascal Dubé, directeur du Service de l'environnement de la Ville de Mascouche, «sur le plan des 3RV (réduction à la source; réemploi; recyclage et valorisation), on obtient de meilleurs résultats qu’il y a 10 ans.

L’objectif québécois pour ce qui est du recyclage est de 70 % d’ici 2020, un taux auquel adhèrent la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Ville de Mascouche. C’est-à-dire que sur la totalité des matières recyclables, on devrait parvenir à en recycler 70 %. «En 2012, le taux de la CMM était de 53 %. En 2018, on devrait avoir atteint l’objectif», soutient M. Dubé.

Des nouveautés attendues

Du côté des matières organiques, l’objectif de la CMM est de 60 % d’ici 2025. On est bien en deçà de ce taux, reconnaît le directeur, mais l’implantation des bacs bruns à compter de 2018 sur le territoire de la MRC Les Moulins améliorera certainement cet aspect.

L’année prochaine sera d’ailleurs une année charnière en en matière de gestion des déchets à Mascouche, affirme-t-il.

«Modifier les habitudes des gens n’est pas facile, alors tant qu’à le faire, on le fait au complet. Après, on sera tranquille pour un petit bout. On espère que les gens vont entrer dans le mouvement», évoque-t-il en soulignant l’interdiction à venir des sacs en plastique, tout comme l’installation de conteneurs semi-enfouis pour les surplus de recyclage des citoyens, notamment. Le réemploi sera aussi de plus en plus mis de l’avant.

Pour convaincre la population, si la question environnementale n’est pas suffisante, M. Dubé rappelle que recycler est plus économique pour les villes que la collecte des déchets. «Une tonne de matières enfouie coûte de 60 $ à 70 $, alors qu’une tonne de matières recyclées ne coûte rien, dit-il. Pour l’instant, la collecte des matières organiques coûtera la même chose que la collecte des déchets, mais elles nous permettent de produire du gaz naturel. Il y a donc une valeur ajoutée.»

Activités à venir pour la SQRD

La réduction des déchets passe beaucoup par la sensibilisation, aux dires de Mme Rivard. C’est pourquoi Terrebonne est très active sur ce plan avec son Plan Vert et sa Patrouille environnementale, qui se promène parmi la population, les écoles et certains organismes pour porter le message.

Pour la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD), plusieurs activités et ateliers, tout comme des défis dans les écoles et la population, seront offerts par la Ville. Le 24 octobre, «Vivre sans déchet ou presque, c’est POSSIBLE!» sera proposé à la bibliothèque de l’Île-des-Moulins. Pour plus d’information sur toute la programmation, visitez le www.ville.terrebonne.qc.ca.

Une étape à la fois

Pour quelqu’un qui souhaite diminuer sa quantité de déchets, il est important, selon Mme Rivard, de ne pas sauter les étapes. «Il ne faut pas passer de A à Z, mais bien prendre le temps de suivre tout l’alphabet, illustre-t-elle. Il faut poser un geste à la fois et intégrer chacune de ces actions à nos habitudes, que ce soit au travail ou à la maison, avant de s’attaquer à la suivante.»

D’y aller en fonction de nos intérêts et d’en faire des activités familiales peuvent être des solutions intéressantes, selon elle. «C’est sûr que ça demande du temps, mais on peut fabriquer du savon avec les enfants, cite-t-elle en exemple. En mélangeant du vinaigre et du citron, on peut aussi laver plein de choses dans la maison. Les compagnies de marketing ont bien joué leur rôle pour nous créer des besoins, mais nous pouvons faire plein de choses par nous-mêmes.»

Réduire à la source permet ainsi de réduire notre quantité de déchets.


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