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DOSSIER DE LA SEMAINE : Une passion qui se transforme en collection
Stéphane Dumas, de Terrebonne, en plus de collectionner, crée certains des objets de sa collection. En effet, il collectionne les modèles réduits à coller.

DOSSIER DE LA SEMAINE : Une passion qui se transforme en collection

Gilles Fontaine

Mardi 23 janvier 2018

À un certain moment de notre vie, nous avons tous pensé collectionner. Nombreux sommes-nous à nous être désintéressés peu à peu de l’activité, alors que pour d’autres, la passion a grandi, tout autant que leur collection.

Les collectionneurs que nous avons rencontrés avaient tous les yeux lumineux en parlant de leur collection. Ils sont définitivement passionnés. Mais comment est-ce que tout a débuté?

Les premiers moments

Dans certains cas, c’est une passion transmise des parents. «Quand j’étais plus jeune, nous raconte la Terrebonnienne Lucie Pellégrino, qui collectionne les objets à l’image d’Elvis Presley, mes parents n’écoutaient pratiquement que sa musique. J’ai grandi avec lui. Je l’ai aimé très rapidement.» Et c’est lorsqu’elle a reçu un petit bijou sur lequel «Elvis» était inscrit que le voyage a commencé.

Pour d’autres, l’engouement pour la collection s’est enflammé quand ils ont réalisé la valeur d’un objet. «Dans mon cas, j’ai commencé ma collection sur le tard, nous raconte Pascal Normand de Terrebonne. Au début, je m’intéressais aux objets de marques de boissons gazeuses. J’achetais et je vendais sans vraiment collectionner. Cependant, je suis tombé sur un camion-jouet Coke de la fameuse compagnie Marx, l’un des rares. Après avoir fait des recherches, j’ai vu la grande valeur de ces "jouets". J’ai arrêté d’acheter toutes sortes d’objets et je me suis concentré sur les produits Coke.»

Peu importe le nombre et la raison

Peu importe le nombre d’objets d’une collection, l’important, c’est l’ensemble et la possibilité de grossir ou de perfectionner cet ensemble. Daniel De Angelis de Terrebonne possède plus de 1,5 million de cartes sportives. Pourtant, sa collection est aussi complète que celle des 74 voitures ou camions Coke de Pascal Normand. Lorsque ce dernier trouve un objet qu’il possède déjà, il l’achète s’il est en meilleur état et vend l’ancien. Donc, il recherche davantage la qualité d’un objet plutôt que la quantité.

La motivation de M. De Angelis est tout autre. «En fait, ma collection est mon fonds de pension. Ce sera mon travail à la retraite. J’achète beaucoup, j’assiste aux expositions. C’est comme la bourse», dit-il. De plus, ce passe-temps et cette passion ont tellement pris d’ampleur qu’il est sur le point de créer une plateforme et une application pour les collectionneurs de cartes sportives.

Effet relaxant

«C’est du pur plaisir, mentionne Lucie Pellégrino. Ça me relaxe. Lorsque je descends au sous-sol et que je regarde la collection, je me sens bien.»

C’est à peu de choses près le même sentiment pour le Mascouchois Dany Lavigne, professeur au Cégep à Terrebonne et collectionneur de cartes de hockey Jersey (cartes avec morceaux de chandails, de filets, etc.). «Il y en a qui font du yoga, d’autres qui méditent. Moi, je m’assois le soir, je fais le tour de certains sites Internet, je mets en vente quelques cartes. Je "magasine". C’est ma façon à moi de relaxer.»

Idem pour Stéphane Dumas, de Terrebonne, qui, en plus de collectionner, crée certains des objets de sa collection. En effet, il collectionne les modèles réduits à coller. «Après le boulot, si la journée a été rude, je travaille sur mes modèles une petite demi-heure, ça me détend et tout revient à la normale.»

La pièce qui se démarque

Bien que les collectionneurs aiment tous leurs objets, chacun a ses préférences. Une brindille de tapis de Graceland pour Lucie Pellégrino, deux camions des années 30 et 40 pour Pascal Normand, une carte recrue de Mario Lemieux pour Dany Lavigne, et quatre cartes recrues de Wayne Gretzky pour Daniel De Angelis. Et c’est dans les histoires qu’ils racontent que ces objets prennent leur valeur.


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