La Revue

L'hebdo des gens d'action

Terrebonne, mardi 7 février 2012

Actualités

Fil RSS

« C’est devenu un village fantôme » – Nicole Beauchemin Plusieurs auront remarqué que de nombreux locaux sont à vendre ou à louer dans le Vieux-Terrebonne.

« C’est devenu un village fantôme » – Nicole Beauchemin

Véronick Talbot

Mardi 24 août 2010

Face aux difficultés auxquelles ils font face, quelques commerçants du Vieux-Terrebonne ont accepté de se confier au journal La Revue. Bien qu'ils aient la volonté de voir le paysage de leur quartier s'améliorer, plusieurs d'entre eux se sentent impuissants et abandonnés.      

Malgré que le site historique de l'Île-des-Moulins et le Théâtre du Vieux-Terrebonne attirent bon nombre de visiteurs, il semblerait que cela ne soit pas suffisant pour faire vivre les commerçants du quartier. De leur propre aveu, il est de plus en plus difficile de perdurer avec les années, la clientèle n'étant pas au rendez-vous.    

«Il y a quelques années, c'était noir de monde ici. Il y avait tellement de clients que nous avions de la difficulté à fermer nos portes à des heures décentes. Aujourd'hui, il n'y a presque plus personne. À un point tel qu'en 12 ans, au moins cinq commerces ont dû fermer leurs portes sur la rue Saint-André. Il est temps d'agir avant que le Vieux-Terrebonne perde toute sa vitalité», insiste Nicole Beauchemin, propriétaire de la Maison du cadeau ésotérique Mille et une pierres.

Cette dernière confesse qu'elle doit parfois travailler 75 heures par semaine pour assurer la survie de ses activités. «J'ai l'impression que le Vieux-Terrebonne est devenu un village fantôme. Tout le monde déserte le quartier. La situation est critique, et nous avons besoin de support», poursuit-elle.

Appel à l'aide

Propriétaire de la Librairie Lincourt, Anne-Marie Lincourt est du même avis. «Nous avons grand besoin de l'aide de nos dirigeants avant qu'il ne soit trop tard. Bientôt, les gens ne viendront plus nous voir», lance-t-elle. Même Philippe Lemieux, qui prévoit ouvrir un petit marché d'alimentation au cours des prochains mois, est conscient que la clientèle n'est plus aussi présente qu'elle l'était auparavant : «Il est évident que les citoyens doivent contribuer pour conserver le dynamisme de leur quartier. Ils en sont tout aussi responsables que les commerçants.»

Se prendre en main

Bien que tous confirment qu'il y a de moins en moins d'achalandage dans le Vieux-Terrebonne, certains commerçants savent affronter la situation mieux que d'autres. C'est le cas de l'Auberge Le Petit St-André. «C'est vrai qu'il y a moins de gens que par le passé, mais ça ne m'empêche pas de trouver des solutions pour attirer et fidéliser la clientèle», conclut le propriétaire de l'endroit, Pierre Lizotte.  

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Terrebonne Ford fev 2012
LePlusGrand
LaRevueSoutien
Terrebonne Mitsubishi