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L’histoire d’un «voyage éternel»
Alexandra Labadie-Racine et son conjoint, Luke Hallam, sur «leur plage» balinaise : Echo Beach. (Photo: Courtoisie)

L’histoire d’un «voyage éternel»

Veronick Talbot

Mardi 18 avril 2017

Même si elle n’avait jamais vraiment voyagé, Alexandra Labadie-Racine a toujours eu ce désir de découvrir le monde : c’était en elle et elle en rêvait, sans trop savoir pourquoi. L’opportunité de traverser l’océan s’est enfin présentée en 2010, alors que la Terrebonnienne s’est envolée pour la Grèce pour un séjour de trois semaines… qui a finalement duré beaucoup plus longtemps. Et ce n’était là que le début d’une longue aventure.

«Mes amis me demandaient souvent pourquoi je savais que j’aimerais voyager, sans ne l’avoir jamais fait auparavant, lance la jeune femme de 29 ans, en direct de Perth, en Australie. Je crois que ça m’a toujours habitée. D’ailleurs, quand j’ai annoncé à mes proches que je quittais le Québec pour m’établir à l’autre bout du monde, personne n’a été surpris.»

Tout a commencé au printemps 2010. Alexandra sortait d’une relation de couple de trois ans et étudiait à l’UQAM depuis déjà deux ans. C’était l’hiver et le temps était déprimant. Lorsqu’elle est tombée sur un dépliant faisant la promotion de cours d’été en Grèce, elle a tout de suite eu envie de se lancer. «Le “timing” était idéal, se souvient-elle. J’ai appliqué, et avec un groupe de 30 personnes, je me suis envolée en avril. Mon séjour devait durer trois semaines, mais tant qu’à être là-bas, je me suis dit que ça vaudrait la peine d’aller visiter les îles grecques. J’ai donc changé mon billet d’avion de retour et je me suis acheté un guide de voyage. Je n’avais aucune idée de ce dans quoi je m’embarquais, mais j’en avais envie. Et c’était l’essentiel.»

Déménager en Australie

La Terrebonnienne a alors mis le cap sur l’île d’Ios. En un rien de temps, elle a rencontré plein de gens des quatre coins du monde. «Finalement, je n’ai jamais utilisé mon billet de retour parce que je ne pouvais pas le changer une deuxième fois. Je suis restée jusqu’en juillet. Je n’avais pas d’économies, mais je m’étais trouvée un emploi qui me rapportait 30 euros par jour. Je restais dans une pension qui me coûtait 11 euros par nuit, et j’avais pris une entente avec un restaurateur qui me donnait quotidiennement du spaghetti contre 5 euros. Je suis donc parvenue à me mettre de l’argent de côté et avec mes nouveaux amis, je me suis payé un billet d’avion pour Barcelone.»

Après un court périple mémorable, le groupe de 11 personnes a ensuite pris la route de la France, pour Biarritz plus précisément. C’est d’ailleurs là qu’Alexandra et son conjoint des sept dernières années, Luke Hallam, ont entamé leur relation, sous une pluie de feux d’artifice, à la veille de la Fête nationale française. «Je ne voulais plus revenir à Montréal. J’ai quand même dû rentrer, et je me souviens avoir pleuré tout le long du trajet (rires). Mais mon copain et ses amis m’ont rejointe deux semaines plus tard, et nous sommes restés au Québec six mois. Luke était sur la route depuis deux ans et avait alors envie de rentrer chez lui, en Australie. Il m’a demandé de le suivre et sans savoir dans quelle aventure je m’embarquais, je me suis lancée, encore une fois.»

Vivre le moment présent

Depuis, Alexandra surfe sur les vagues qui se présentent à elle, vivant le moment présent et se réinventant un jour à la fois. Arrivée en Australie en 2011, elle s’est loué une maison et a déniché un emploi en administration. Mais l’appel de l’aventure s’est à nouveau fait sentir. Elle et son conjoint ont tout entreposé dans un cabanon et se sont envolés pour les îles Fidji, la Californie, le Costa Rica, le Honduras, le Salvador et le Nicaragua.

Puis, il y a eu Bali, l’île des dieux. «Chaque fois qu’on revenait en Australie, on avait envie de repartir. En 2014, Luke m’a proposé d’aller à Bali. J’y avais déjà passé quelques jours en 2011, à Kuta, et je n’avais pas vraiment aimé, mais il m’a demandé de lui faire confiance et je l’ai suivi. Lorsque je suis arrivée à Canggu, à 30 minutes de Kuta, j’ai tout de suite été charmée. Ça doit ressembler au Bali des années 70. C’est vraiment magnifique!»

Le couple a eu la chance d’y louer une villa pour la modique somme de 3 000 $ par an. «Encore une fois, nous avons saisi l’opportunité qui s’offrait à nous (rires)! Bali est à trois heures et demie de Perth et les billets d’avion ne coûtent que 200 $. Nous avons conservé cette villa pendant trois ans, cumulant les allers-retours entre l’Australie et l’Indonésie. J’ai dû prendre l’avion une bonne centaine de fois! Mon passeport est plein.»

«Tout le monde peut le faire»

En amour avec l’endroit, le couple a récemment fait construire sa propre villa et il nourrit déjà le projet d’une deuxième construction. «À Bali, tu ne peux pas posséder de terre à moins d’être né sur l’île. Tu peux donc louer un lopin de terre pour 30 ou même 100 ans, et y construire ta villa. Ainsi, nous avons imaginé et fait construire notre propre établissement. Notre vie est donc à la fois à Bali et en Australie».

Une vie qu’elle compare à un voyage qui ne se serait jamais arrêté. «C’est comme des vacances éternelles. Je vis au rythme des opportunités qui se présentent à moi, sans trop essayer de contrôler mon futur. Je vis le moment présent et je me laisse emporter par la vague. Et si moi, je peux vivre cette vie dont je rêvais, tout le monde peut le faire. Il ne faut pas être millionnaire pour voyager : il faut simplement vouloir le faire et se lancer.»

 

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