Terrebonne, mardi 7 février 2012
Véronick Talbot
Mardi 31 août 2010
En matière de violence conjugale, les stéréotypes ont leur lot de conséquences. Ainsi, les hommes victimes d'infractions conjugales sont souvent laissés à eux-mêmes, leur nombre étant sous-estimé et leurs besoins, non reconnus par la population.
Si la région compte des organismes venant en aide aux femmes victimes de violence conjugale et aux hommes violents, ce n'est pas sans raison. En effet, sur le territoire de Lanaudière, ce sont environ 80 % des cas de violence conjugale qui impliquent une victime de sexe féminin (ministère de la Sécurité publique, 2008). Or, 20 % des victimes d'infractions dans un contexte conjugal sont des hommes, et il existe très peu d'organismes pour leur venir en aide.
Voies de fait graves
Autre fait notable, les chiffres recensés par le ministère de la Sécurité publique au cours des dernières années démontrent que les hommes victimes de violence conjugale sont près de deux fois plus susceptibles que les femmes de signaler des affaires de voies de fait graves parce que les agresseurs masculins sont plus enclins à avoir recours à la force physique alors que les femmes ont tendance à utiliser des armes. Ainsi, les victimes d'homicide ou de tentative de meurtre comprennent les plus fortes proportions d'hommes.
D'ailleurs, dans Lanaudière, 182 hommes ont été victimes de violence conjugale en 2008, la grande majorité d'entre eux par voie de fait. Sans aucun doute, ces chiffres illustrent que les hommes doivent être considérés, dans le dossier de la violence conjugale, non seulement comme étant majoritairement violents, mais aussi comme étant parfois victimes de ces gestes.
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