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L’industrie du sexe : le débat s’envenime L’industrie du sexe est une réalité bien vivante dans Lanaudière.

L’industrie du sexe : le débat s’envenime

Isabelle Desmarais

Mardi 26 mai 2009

Pour certaines, elle est un mal inévitable, un métier comme un autre, ni plus ni moins. Pour d'autres, elle se pose plutôt comme une plaie sociale, une aliénation abjecte, une preuve tangible des inégalités sociales. Les discours féministes sur la prostitution s'opposent. Le débat, lui, s'envenime à l'échelle du Québec, à Montréal comme en région.

Lanaudière n'échappe pas à l'industrie du sexe, selon ce que La Revue a constaté lors d'une première rencontre avec une intervenante du CALACS (Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) La Chrysalide. Que ce soit par choix ou par manque de ressources, un bon nombre de femmes monnayent leurs services sexuels partout sur le territoire lanaudois, ce qui a amené la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES) et les CALACS de la province à mettre sur pied un projet triennal visant à développer des outils d'intervention et de prévention contre l'exploitation sexuelle des femmes et des adolescentes.

Afin de présenter le projet et les problématiques liées à la prostitution sur le territoire, La Revue a recueilli le témoignage d'acteurs du milieu. Ainsi, deux femmes prostituées nous livrent leur discours, des discours qui s'opposent dans leurs fondements, appuyant, par le fait même, le statu quo sur la prostitution. D'un côté, les féministes abolitionnistes, pour qui la prostitution est une activité d'exploitation banalisée; de l'autre, les «travailleuses du sexe» qui militent pour leur droit au libre choix et qui souhaitent voir leur «métier» reconnu socialement.

Faut-il abolir le plus vieux métier du monde ou le décriminaliser? La prostitution peut-elle être considérée comme un métier ou se pose-t-elle plutôt comme une forme de marchandisation et d'exploitation du corps de la femme?

Commentaires

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  • M. Dufresne
    Mercredi, 27 mai 2009 15:15:13
    Je trouve un peu décevant que lorsque "industrie du sexe" - ou les médias - cherche quelqu'un pour défendre le principe du droit des hommes à acheter des "services sexuels", c'est toujours une femme qu'on envoie au front... Pourtant il ne manque pas d'hommes pour tirer des profits - énormes - de ce commerce, à commencer par les clients à qui leur argent donnerait, semble-t-il, tous les droits.
    N'oublions pas les propriétaires d'agences; et autres salons; et bars spécialisés, les pimps pour ne pas les nommer, ex-motards ou non mais bien copains avec le milieu criminel, qui sont au Québec de Jean Charest des entrepreneurs respectés, grands pourvoyeurs d'annonces à nos médias... (NDLR : pas dans La Revue qui refuse la publication de ces petites annonces). Que dire des procureurs de la Couronne qui détournent pudiquement les yeux d'une activité qui doit bien rapporter pas mal l'argent à quelqu'un, en taxes ou sous la table?
    Bref, pourquoi présenter comme un débat déchirant entre femmes la défense d'une industrie qui est, à toutes fins pratiques, MASCULINE, tant dans ses propriétaires que dans ceux dont on flatte l'intérêt?
    Plutôt que des contre-plongées sur des bas résilles (quel cliché!), La Revue devrait braquer ses objectifs sur les complets trois-pièces qui exploitent impunément l'appauvrissement des femmes!
  • A. Plamondon
    Dimanche, 31 mai 2009 06:53:08
    @ M. Dufresne: Je ne suis pas certain que les gouvernements retire des taxes de ces services dont vous parlez... En tous cas, je suis contre la mise en place de quelconque "industrie du sexe" par l'implémentation de bordel ou autre.

  • J. Gagnon
    Dimanche, 31 mai 2009 08:15:01
    Lorsque l'on prend le temps d'analyser les multiples communiqués, déclarations publiques des représentantes des CALACS, on se rend rapidement compte que leur crédibilité en prend pour son rhume. Ce sont les CALACS, entre autres, qui affirment qu'une femme sur trois serait victime d'agression sexuelle, une énormité statistique complètement farfelue. Les CALACS appartiennent au lobby féministe victimaire qui, pour s'assurer la rentrée d'importantes subventions créent, imaginent des fléaux qui n'existent que dans leur imagination, Aucune base scientifique, aucune recherche neutre, impartiale pour appuyer leurs affirmations. La prostitution est leur nouveau cheval de bataille. Faut bien justifier les énormes subventions versées par les contribuables dans les coffres de ces pseudo-expertes féministes dont la rigueur scientifique est nulle...
  • J. Bessette
    Dimanche, 31 mai 2009 11:39:27
    M. Dufresne,

    Comme la ministre l’a dit il faut que les rapports de séduction entre les sexes cessent. Les humains ayant besoin de contacts physique, des deux sexes également, le moyen pécuniaire est donc le seul restant d’après la ministre et vous la connaissez très bien.

    Pensez aussi à l’hyper sexualisation des jeunes filles qui n’est le reflet de la consommation des mâles par leur mères, elles les ont exploités pour la pension ou les pensions et que pour le plaisir passager, comment une jeune femme peut-elle concevoir un rapport homme/femme autrement que par l’exploitation sexuel ?

    Au Paul Hubert à Rimouski certaines, sur l’heure du diner, demande aux passants, jamais au passante, au stop pour un lift puis pour une pipe à $5 pour s’acheter de la mari de la vendeuse de la polyvalente. Qui s’est fait prendre, sa fournisseuse est une junkie notoire de la ville qui a su faire chanter un de nos ex politicien en plus.

    Combien de prostitués jadis tombaient enceinte pour montrer le bébé à tous ses clients mariés pour en tirer des avantages très payants?

    La plus part des magasines qui s’adressent aux jeunes filles allant parfois jusqu’à leur suggérer une augmentation mammaire, pour mieux se présenter comme objet de consommation, sont détenus par des femmes. Les plus grands bordels de Montréal et les agences pour politiciens aux USA appartiennent tous à des femmes. Vous avez lu le scandale dernièrement? Et Montréal ville ouverte?

    Le bar de danseuse sur la 132 dans le bas du fleuve n’appartient à personne d’autre qu’une femme qui vit également sur sa pension de divorcée. Comme plusieurs agences de rencontre d’ailleurs.

    Et la prostitution féminine entre femme dans les prisons pour cigarettes et faveurs ce sont des gars qui en profitent? Idem dans les refuges où certaines acceptent de coucher avec l’intervenante que pour obtenir des faveurs.

    En 2007 la sécurité public dans le bas du fleuve nous dévoile 11 accusations d’agressions sexuelles des deux sexes, loin des une femme sur trois!!!

    La très grande majorité des prostitués pré-puberts habitent avec leur mère seulement, en vérité j’ai même jamais entendu parler d’un père qui agissait de la sorte. Et que penser de la fameuse Carla qui offrit sa propre sœur à son mari pour viol et meurtre?

    Autant d’histoires autant de femmes qui ont exploité des hommes, ça aussi ça fait parti de la réalité! Et c’est de leur libre arbitre qu’elles le font depuis la nuit des temps…

    Allez, M. Dufresne il faut souffrir de maladie mentale grave pour croire la femme est au dessus de la nature humaine…

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