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Les jeunes visés par les ITSS
Alain Gariépy, sexologue clinicien à la clinique Deviens ce que tu es à Terrebonne et président de l’Institut québécois de sexologie clinique. (Photo : courtoisie)

Les jeunes visés par les ITSS

Kevin Riopel

Mardi 25 mai 2010

Le plaisir d'avoir une relation sexuelle peut souvent être éphémère en raison d'une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS). À cet effet, les cas sont de plus en plus nombreux chez les jeunes dans Lanaudière. Mais qu'est-ce qui explique ce phénomène?

Aucun doute, les jeunes sont fortement touchés par les ITSS, et ce, malgré qu'ils soient bombardés d'information sur la question. Cependant, l'éducation dans les écoles est insuffisante, comme le mentionne Alain Gariépy, sexologue clinicien à la clinique Deviens ce que tu es à Terrebonne et président de l'Institut québécois de sexologie clinique. «La sexualité est quelque chose d'irrationnel, et il faut plus que seulement comprendre. Ainsi, c'est bien de donner de l'information sur les ITSS, mais les jeunes ont besoin de plus que ça. Ils doivent partager leurs expériences, être en mesure de communiquer ce qu'ils vivent, et c'est souvent cet élément qui n'est pas présent. On mise beaucoup sur le volet éducation, mais on oublie de laisser parler les principaux acteurs», analyse-t-il.

Parmi les autres raisons qui font en sorte que les ITSS se transmettent chez les jeunes, Ginette Parisé, chef d'administration du Programme jeunesse chez les 5 à 18 ans au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Sud de Lanaudière, y va de ses explications : «Certaines croyances populaires font en sorte que les jeunes sont réticents à utiliser le préservatif. Pourtant, il est faux de croire que ça enlève tout le plaisir.»

Un côté raisonnable

Même si une étude réalisée par la Direction de santé publique et d'évaluation portant sur les «Activités sexuelles, contraception et protection dans Lanaudière» révèle que les cas d'ITSS sont en hausse chez les jeunes sur le territoire lanaudois, Alain Gariépy demeure positif. «Avec l'hypersexualisation, il est facile de croire que les jeunes couchent à droite et à gauche. Il s'agit cependant là de deux mondes, et l'un n'est pas nécessairement en relation avec l'autre. Je suis porté à croire que les jeunes de moins de 20 ans ont un côté très raisonnable. Ils aiment afficher leur côté provocant, mais ils n'éprouvent pas le besoin de tout expérimenter une fois au lit. À mon avis, ce qui est problématique, c'est qu'ils ne se sentent pas toujours concernés. Les jeunes comprennent ce qui se passe et savent ce qu'ils doivent faire. Il faut toutefois les amener à se sentir concernés», indique-t-il.

Un rôle parental

Pour ce faire, Alain Gariépy espère une plus grande implication des parents qui croient trop souvent que l'éducation sexuelle se fait sur les bancs d'école. «Beaucoup de parents ont l'impression que les jeunes entendent parler de sexualité à l'école et que c'est suffisant. Ils ont la responsabilité de faire en sorte que leurs enfants partagent leurs expériences. Dans les faits, leur rôle est essentiel afin de faire comprendre à leurs enfants qu'en se protégeant, ils s'assurent une qualité de vie au plan tant sexuel que physique», conclut-il.

29 janvier 2018 - Floréa (cell)

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