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Terrebonne, mardi 7 février 2012

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Mascouche peut faire ce qu’elle veut de l’aéroport et de ses terrains

Gilles Bordonado

Mardi 31 août 2010

APRÈS SEPTEMBRE 2011

Après septembre 2011, en tant que propriétaire et exploitant, la Ville de Mascouche peut faire ce qu'elle veut avec les terrains de l'aéroport de Mascouche. C'est ce qu'a assuré Transports Canada, questionné sur l'avenir de cette infrastructure aéroportuaire. 

Transports Canada est formel

Selon Denise Langis, responsable des communications pour la région du Québec pour Transports Canada, le contrat liant son organisme et la Municipalité est limpide. La Ville de Mascouche doit maintenir l'aéroport jusqu'en septembre 2011, mais après cette date butoir, elle a la liberté d'en faire ce qu'elle en veut.

Mme Langis est formelle sur cette assertion, ayant questionné à ce sujet des fonctionnaires œuvrant sur le «Programme aéroports cédés» et qui gèrent ce genre d'ententes au ministère.

Ainsi, Transports Canada n'a d'autres juridictions sur l'aéroport de Mascouche que sur le plan de la sécurité et du respect des règles liées au trafic aérien. Il n'a aucunement son mot à dire sur l'avenir de l'aéroport après septembre 2011.

Notons aussi que la Ville de Mascouche est propriétaire et que même si elle en a délégué sa gestion à la Corporation de l'aéroport de Mascouche, elle demeure l'exploitante dans le contrat qui lie la Ville à Transports Canada.

L'entente vient à échéance

Cette entente sur 20 ans est liée à une subvention octroyée en 1991 par Transports Canada à la Ville de Mascouche pour la réfection de la piste et de ses accès. C'est le député fédéral du temps, Jean-Marc Robitaille, qui avait décroché cette subvention. Le montant de 415 483 $ avait permis d'élargir l'aire d'attente, d'ajouter une voie de sortie de poste, d'agrandir le tablier de manœuvre, de corriger le drainage, de rénover l'auto-parc et de réaménager les accès à l'aérogare. Une tour de contrôle mobile avait même chiffré l'achalandage de l'aéroport en 1994 et 1995. On évaluait alors le trafic à 50 000 mouvements annuellement.

Abandon du projet de deuxième piste

Une deuxième subvention de l'ordre de 245 000 $ a étudié la possibilité de construire une deuxième piste perpendiculaire à celle existante, piste qui aurait pu accueillir des Dash-8, des Challenger-CL601 et même des Boeing 737.

Le projet avait fait l'objet de la tenue d'une séance d'information du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) en juin 1995. Comme cette possibilité avait irrité au plus haut point bien des résidants de Mascouche, mais aussi l'Union des producteurs agricoles du Québec, qui n'aurait pas collaboré au changement de zonage, et devant les coûts astronomiques de la piste, la Ville de Mascouche avait abandonné son projet de deuxième piste.  

On parlait d'investissements de 12 M$, somme qui avait alors découragé la Ville de Mascouche, laquelle ne recevait pas le soutien de Transports Canada. Le ministère avait abandonné en 1995 le programme qui aurait pu financer le projet.

Ainsi est mort au feuilleton l'objectif caressé par la Municipalité à la fin des années 1980 et au début des années 1990 de mettre en branle le projet MÉPAIR, qui était de doter Mascouche d'un aéroport véritablement commercial et régional, au lieu de son actuelle vocation essentiellement récréative. Le projet MÉPAIR n'avait d'ailleurs pas été retenu parmi les priorités régionales au sommet économique de Lanaudière en 1991.

Commentaires

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  • s. mc gregor
    Samedi, 4 septembre 2010 22:36:51
    Mr. Bordonado.

    En tant que proprietaire je ne suis plus d'avis que le developpement de notre ville representent un atout pour nous payeur de taxes.
    ref: Mon nouveau compte de taxe.
    J'ai plutot la vive impression que ce sont les speculateurs et constructeurs qui en profite.Mais les proprietaires et payeurs de taxes eux ?????????

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