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La médecine fait un miracle
Du 29 juin au 8 juillet, Linda Foucher s’est rendue en Pologne où elle a subi le traitement du Dr Paolo Zamboni pour contrer la sclérose en plaques.

La médecine fait un miracle

Véronick Talbot

Mardi 20 juillet 2010

LINDA FOUCHER

À peine revenue de Pologne, où elle a subi le traitement du Dr Paolo Zamboni pour contrer la sclérose en plaques, Linda Foucher dit vivre un véritable miracle. Celle qui craignait de devoir se déplacer en fauteuil roulant pour le reste de ses jours a maintenant espoir de retrouver sa vie d'antan. 

Il y a 13 ans, Linda Foucher apprenait qu'elle était atteinte de la sclérose en plaques, un trouble chronique et invalidant qui s'attaque au système nerveux central. Sa tourmente a atteint son paroxysme lorsqu'on lui a confié que sa maladie avait atteint un stade «progressif secondaire». «Je savais que je n'étais qu'à deux pas de devoir me déplacer en fauteuil roulant, et c'était très frustrant», se rappelle la femme de 49 ans.

Lorsque le nouveau traitement du Dr Paolo Zamboni a fait les manchettes en décembre 2009, elle y a vu un espoir de retrouver une vie normale. Malgré que le Collège des médecins du Québec se soit fermement opposé à ce traitement, dont l'efficacité n'a pas été prouvée par suffisamment d'études, la citoyenne de Terrebonne n'a pas hésité à entreprendre des démarches pour subir l'opération. «J'avais beaucoup plus peur du fauteuil roulant que du traitement. Au stade où j'en étais, cette opération représentait mon unique chance de m'en sortir et de reprendre le pouvoir sur ma vie», confie-t-elle.

L'investissement d'une vie

Rappelons que selon la théorie du Dr Zamboni, la sclérose en plaques ne serait pas une maladie auto-immune, mais plutôt un mal imputable à la torsion de vaisseaux sanguins servant à drainer le sang provenant du cerveau et de la moelle épinière. Le médecin traite donc ses patients par angioplastie veineuse, en dilatant leurs veines avec un cathéter ballon.

Pour subir cette opération, Mme Foucher a dû passer 10 jours en Pologne, du 29 juin au 8 juillet, et débourser un montant total de 10 292 $. Toutefois, cet investissement en valait la peine. «Je ne vous cacherai pas que l'opération a été difficile. Mais déjà, j'en vois les résultats. Avant, tout le côté gauche de mon corps était engourdi et maintenant, il ne l'est plus du tout sauf pour ce qui de mon ventre. Également, les doigts de ma main gauche ne pliaient plus et depuis l'opération, je peux les bouger. Et le meilleur dans tout ça, c'est que depuis deux ans, je ne pouvais plus marcher sans ma canne, mais aujourd'hui, je plie mes orteils et commence à bouger mes pieds. C'est incroyable!» ajoute-t-elle.

Depuis son retour de Pologne, elle fait aussi de la physiothérapie afin de retrouver l'usage complet de ses jambes. «Je suis une passionnée de golf et j'ai hâte de pouvoir recommencer à jouer. Selon moi, je devrais pouvoir reprendre mes activités dans quelques mois», poursuit celle qui croit vivre un miracle.

Une seconde chance

Mme Foucher n'est pas la seule à constater les formidables résultats du traitement du Dr Zamboni. Lorsqu'elle est allée en Pologne, elle a rencontré de nombreuses personnes venues des quatre coins du monde dans l'espoir de guérir de la sclérose en plaques. «Nous nous supportions mutuellement. Même si nous ne parlions pas la même langue, nous vivions tous la même anxiété et nous nous comprenions très bien. Finalement, l'opération s'est bien déroulée pour tout le monde», explique-t-elle.

La citoyenne de Terrebonne, bien qu'elle ne sache pas encore pendant combien de temps les résultats du traitement se feront sentir, ne regrette en rien sa décision. «Même si je n'ai que quelque temps de répit, c'est déjà mieux que rien. Lorsqu'une personne a tout perdu et qu'enfin, on lui redonne une deuxième chance, elle la saisit sans se poser de questions. C'est ce que je fais. J'ai assez payé et il est maintenant venu le temps pour moi de vivre», conclut Mme Foucher.

1 an Brisson 2018

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