Terrebonne, samedi 31 juillet 2010
Jeudi 1 février 2001
Louise Despatie
Quand on veut, on peut
D'entrée en jeu, Olivier Trudel avoue que tout au long du cheminement qu'il a suivi depuis deux ans et qui l'a mené vers ce travail valorisant qui le comble, il n'a cessé de répéter "Quand on veut, on peut". Son histoire est toute simple mais combien enrichissante et remplie d'espoir en la concrétisation d'un rêve.
Travailler le métal
Il y a deux ans, Olivier optait pour la formation de journalier semi-spécialisé au Carrefour Jeunesse-Emploi des Moulins sis au 640 rue Langlois à Terrebonne, un organisme qui vient en aide aux jeunes de 16 à 30 ans. "J'ai suivi les cours de mathématiques et de français de base ainsi que tout l'aspect théorique au CJE. Pour les ateliers d'ébénisterie, de finition de meubles et de machiniste, on se rendait au Centre de formation professionnelle. C'est là que j'ai découvert que j'aimais par-dessus tout travailler le métal", explique Olivier.
Chez Drytec
Ayant dû mobiliser le personnel du Carrefour avant la fin de cette formation à cause du départ de la formatrice du groupe, Mme Diane Hamelin prit soin de poursuivre le travail avec quelques étudiants dont Olivier. "C'est dans ce cadre-là que j'ai rencontré Olivier. J'ai fait le tour de ses attentes et lui ai dit que je l'épaulerais dans sa démarche vers un milieu de travail. Il voulait absolument faire son stage chez Drytec sis dans le parc industriel 640 à Terrebonne. Un programme d'emploi s'avérait possible avec M. Michel Drysdale et j'ai appris la bonne nouvelle à notre jeune protégé", poursuit la directrice générale. La compagnie Drytec, membre du Groupe ADF, se spécialise dans le grenaillage, la peinture et la métallisation des pièces d'acier.
Une heure dans le bain !
Avant sa première journée de stage, Olivier écouta attentivement les conseils judicieux de Diane Hamelin: être à l'heure (6h a.m.), prévoir son repas (les restaurants sont éloignés), suivre les directives de l'entreprise, avoir de l'initiative et surtout répondre aux exigences de l'entrepreneur. "Je me souviens très bien de cette première journée de stage qui restera gravée dans ma mémoire. Le grenaillage est un travail très physique. A mon arrivée, je ne connaissais rien. J'étais fort impressionné. J'en ai sué un coup ! Le soir, je suis resté une heure dans mon bain, complètement exténué mais fier d'avoir donné le maximum de mes capacités malgré le fait que j'étais un débutant dans le métier", ajoute Olivier. Depuis ce temps, Olivier a pris de l'assurance et de l'expérience et se voit confier de plus en plus de responsabilités.
Sa vie en main
Des portes se sont ouvertes dès qu'Olivier a décidé de prendre sa vie en main. De son désir profond à 18 ans de bâtir son avenir en optant pour une formation au Carrefour Jeunesse-Emploi des Moulins en passant par l'acharnement, la persévérance et la détermination à réussir coûte que coûte, Olivier Trudel aura gravi les échelons qui l'ont mené à faire un métier qu'il aime par-dessus tout. "Il y en a qui vont s'entraîner pour être en forme. Moi, je travaille pour me tenir en forme !", mentionne-t-il fièrement.
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