Terrebonne, mardi 7 février 2012
Véronick Talbot
Mardi 24 août 2010
Si plusieurs commerçants souffrent de l'essoufflement de leur quartier, il en va de même des résidants du Vieux-Terrebonne, qui craignent de voir leurs services de proximité disparaître avec les années.
Bien que plusieurs entreprises du Vieux-Terrebonne aient été contraintes de fermer leurs portes par le passé, la disparition du marché d'alimentation Metro a créé une véritable onde de choc auprès des résidants du quartier. «Quand un service essentiel met la clé dans la porte, les risques sont élevés que les autres services de proximité fassent de même et que les résidants désertent leur région. C'est un signe qui ne ment pas. Lorsqu'une personne ne peut plus combler ses besoins essentiels à quelques pas de chez elle, elle s'en va», souligne Pascale Léger, experte en études urbaines et citoyenne du Vieux-Terrebonne depuis 15 ans.
Effet boule de neige
D'ailleurs, déjà plusieurs résidants admettent que leur qualité de vie souffre de l'essoufflement du Vieux-Terrebonne. «Si j'ai emménagé dans le quartier, c'est parce que je pouvais retrouver tout ce dont j'avais besoin à moins de deux kilomètres de ma demeure. Maintenant que plusieurs commerces ont fermé leurs portes, c'est très différent. Parce que je n'ai pas de voiture, je dois marcher plusieurs kilomètres ou prendre l'autobus pour aller faire mon épicerie. J'ai également la possibilité de la faire livrer, mais ça me coûte un montant supplémentaire. Je ne veux surtout pas sembler me plaindre, mais je crois qu'il est temps d'agir avant que la situation ne dépérisse», confie Martine Fontaine.
Le son de cloche est le même du côté de Sandra Vaillancourt. «Dans le Vieux-Terrebonne, tous les résidants ne parlent que de ça. Et la disparition de services de proximité ne nuit pas seulement aux citoyens, mais aussi aux propriétaires qui souhaitent louer leurs logements et qui n'y arrivent pas», ajoute-t-elle.
Somme toute, Mme Léger croit qu'il est grand temps que les résidants du quartier se réunissent pour discuter de l'avenir du Vieux-Terrebonne. «Le pouvoir est entre nos mains», conclut-elle.
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