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Des organismes prêts à vous accueillir
La vague de dénonciations dans les médias aura permis aux hommes et aux femmes de refuser des comportements auparavant tolérés et banalisés.

Des organismes prêts à vous accueillir

Pénélope Clermont

Mercredi 22 novembre 2017

AIDE FINANCIÈRE POUR LES VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

Faisant écho à la vague de dénonciations d’inconduites sexuelles et de harcèlement dans les médias, le gouvernement du Québec annonçait, en octobre, une aide financière d’un million de dollars pour aider les victimes d’agressions sexuelles. Or, les organismes ayant reçu les fonds supplémentaires se disent maintenant prêts à vous accueillir. 

Dans Lanaudière, ce sont trois organismes qui ont obtenu du financement pour soutenir les victimes. Dans le nord, on compte le CALACS Coup de cœur et dans le sud, le CALACS La Chrysalide. Sur l’ensemble du territoire, Parents-Unis Lanaudière, qui s’adresse aussi aux hommes, a également reçu sa part du gâteau.

Touchant directement la MRC Les Moulins, La Chrysalide a obtenu 20 700 $. «Ça nous permettra de répondre aux demandes qui débordent», déclare France Clément, coordonnatrice de l’organisme, qui confirmait récemment à La Revue que les demandes d’aide avaient connu une hausse depuis la vague de dénonciations.

La somme servira ainsi à embaucher une travailleuse pour une période de six mois. «Les CALACS sont toujours sous-financés, nous ne pouvons jamais répondre à l’entièreté des demandes dans un délai rapide. […] À long terme, ça ne règle donc pas le problème, mais au moins, nous pourrons aider directement et indirectement la population, que ce soit auprès des femmes ou encore en offrant de la sensibilisation dans les écoles ou plus de formations», explique Mme Clément.

Des échos encore bien présents

Si on se fie au téléphone qui ne dérougit pas au CALACS La Chrysalide, il était temps que l’aide financière arrive afin de répondre aux appels découlant de la vague de dénonciations.

«On est encore dedans, spécifie la coordonnatrice. Ce n’est pas la première fois, c’est quelque chose de récurrent. La dernière remonte à Nathalie Simard. Celle-ci fait boule de neige avec les réseaux sociaux et il y a encore des personnalités connues [qui sont dénoncées aux États-Unis].»

Les adolescents réagissent

Si on prend le bon côté des choses, Mme Clément reconnaît que le phénomène impose une réflexion sociale, notamment dans les écoles, où l’organisme est présent pour guider les différents intervenants dans les façons de gérer les dénonciations, qui se font plus nombreuses. «Les ados sont affectés par ce qui se passe, illustre-t-elle. On ne veut plus accepter certains comportements.»

À titre d’exemple, elle cite le fléau des photos obscènes : «Les filles nous disent être abordées par des gars avec une photo de leur [pénis]. Elles ne le dénonçaient pas parce qu’elles ont l’impression de chialer pour rien, mais là, on sent que les hommes et les femmes sont prêts à dire : "Non, ça ne se fait pas."»

Ce message concerté est suffisant pour faire reculer un agresseur, croit la coordonnatrice. «Ce qui bloque les agresseurs, c’est la peur de se faire prendre», insiste-t-elle. Avec les dénonciations de masse qu’on observe, le signal est clair, et avec les sommes investies, les organismes comme le CALACS La Chrysalide sont en mesure de répondre plus aisément aux demandes d’aide.

Besoin d’aide? 450 964-7888.

31 dec 2017 Lise Viau cell

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