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Le père d'un élève arrêté et condamné
Selon la Commission scolaire des Affluents, l'école a agi «de façon responsable» pour assurer la sécurité des élèves de l'école primaire de la Seigneurie. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Le père d'un élève arrêté et condamné

Jean-Marc Gilbert

Mardi 24 octobre 2017

INCIDENT DANS UNE ÉCOLE DE MASCOUCHE

Un événement rarissime et qui soulève plusieurs questions est survenu à l'école de la Seigneurie, à Mascouche, le 4 octobre. Un homme de 29 ans s'est présenté à l'école en matinée pour récupérer la boîte à lunch de son enfant, à l'intérieur de laquelle se trouvait une arme à feu ou une imitation d'arme. Le père, arrêté peu de temps après à Montréal, a récemment écopé de 65 jours de prison pour bris de conditions.

Selon nos informations, qui ont été confirmées par la police de Mascouche par le biais du service des communications de la Ville, les membres de la direction de l'école primaire ont regardé ce qui se trouvait dans la boîte à lunch avant de la remettre au parent. Malgré son contenu, la direction a accepté de la lui remettre, mais a rapidement communiqué avec les policiers pour leur raconter l'histoire. Une fois l'individu identifié, les policiers de Mascouche, épaulés par leurs collègues de Montréal, ont localisé le suspect et procédé à son arrestation dans la métropole.

Une imitation d'arme, affirme la CSA

Du côté de la Commission scolaire des Affluents (CSA), on affirme que l'objet qui se trouvait dans la boîte à lunch était une «simulation d'arme», une information que la police de Mascouche n'a pas confirmée ni infirmée.

«Le parent est venu récupérer l'objet de sa propre initiative. L'école a agi de façon responsable en assurant la sécurité de tous les élèves. La plupart n'ont aucunement eu conscience des événements, mis à part de la présence des voitures de police dans la cour d'école», affirme Éric Ladouceur, coordonnateur aux communications pour la CSA. Il n'a pas voulu dire si l'école avait pris la bonne décision en remettant l'objet au père.

Une lettre sera acheminée aux parents des élèves qui fréquentent l'école pour faire le point sur la situation.

M. Ladouceur assure finalement que le protocole figurant dans le document de «l'alliance stratégique» entre la CSA et les corps policiers desservant son territoire a été respecté.

Nombreux antécédents

Le père, dont nous taisons volontairement le nom pour protéger l'identité de l'élève, possède de nombreux antécédents judiciaires. Il lui était notamment interdit «de posséder et de porter, à quelque titre que ce soit, des armes offensives ou à usage restreint, ou des imitations d'arme, y compris des pistolets de départ et pistolets à plomb, des armes à feu (...)». C'est d'ailleurs pour avoir brisé cette condition qu'il a arrêté et accusé. Il a plaidé coupable le 17 octobre et a écopé de 65 jours de prison. En raison des 20 jours accordés en détention provisoire, il lui restait 45 jours à purger lorsqu'il a reçu sa peine. Il s'agissait d'un troisième bris de conditions en quelques mois pour l'homme âgé de 29 ans. Il avait été sentencié à des peines plus clémentes, toujours pour bris de conditions, en mai et en juin derniers.

Mentionnons que la police de Mascouche a refusé de nous accorder un entretien en lien avec cette affaire, prétextant que le dossier était «devant les tribunaux».

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