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Plus de pouvoirs pour les pharmaciens Martin D’Amours appuie les demandes formulées par l’Ordre des pharmaciens du Québec.

Plus de pouvoirs pour les pharmaciens

Véronick Talbot

Mardi 22 mars 2011

Le 14 mars, l'Ordre des pharmaciens du Québec déposait une proposition de loi au gouvernement afin d'obtenir plus de pouvoirs et d'ainsi contribuer plus efficacement au système de santé. Joints par La Revue, deux pharmaciens de la région ont expliqué pourquoi le ministère de la Santé se doit d'acquiescer aux requêtes de l'Ordre.

Dans cette proposition rendue publique il y a plus d'une semaine, on demande au gouvernement d'adopter un projet de loi afin d'apporter plusieurs changements législatifs d'ici la fin de l'année. Ceux-ci permettraient aux pharmaciens de prolonger certaines ordonnances qui ne sont plus renouvelables (en fonction de critères bien précis), d'adapter une ordonnance lorsque la situation l'exige, de contribuer à la résolution de certains problèmes de santé simples tels que les feux sauvages et les allergies saisonnières, de demander certains tests de laboratoire pour s'assurer de la sécurité de l'utilisation des traitements, et d'administrer certains médicaments afin de montrer aux patients comment procéder ou pour soutenir les objectifs de santé publique.

Toujours selon l'Ordre, plusieurs de ces activités sont déjà en vigueur et même en application dans plusieurs autres provinces canadiennes. 

Faire partie de la solution

Alors que plus de deux millions de Québécois n'ont pas de médecin de famille, le pharmacien Martin D'Amours, propriétaire des succursales Jean Coutu sur la montée Masson et le boulevard Mascouche, croit que ces demandes sont légitimes. «Quand j'ai terminé mes études, en 1996, ce débat était déjà sur la table et aujourd'hui, il est d'autant plus pertinent. Les principaux atouts d'un pharmacien résident dans son accessibilité, sa proximité avec le patient et sa qualification. Je crois donc que nous sommes bien placés pour pratiquer ces nouvelles activités et faire partie de la solution pour désengorger le système de santé», a-t-il déclaré.

Le son de cloche est le même du côté de Daniel Morin, pharmacien propriétaire du Familiprix situé sur le chemin Gascon, à Terrebonne. «Présentement, nous avons les mains liées et pourtant, nous sommes les professionnels de la santé les plus accessibles. Par exemple, même si une patiente prend un anovulant depuis deux ou trois ans, je ne peux pas renouveler sa prescription. Si elle est couverte par la Régie de l'assurance maladie, je ne peux la dépanner qu'une fois, sans plus. Et c'est un cas parmi tant d'autres.»

Conflit d'intérêts

Bien que le gouvernement ait fait savoir qu'il était ouvert à donner plus de pouvoirs aux pharmaciens, le Collège des médecins et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec l'ont toutefois invité à être prudent par rapport à certaines de leurs demandes. Selon eux, il y a une différence entre servir et prescrire des médicaments. Certains crient même au conflit d'intérêts.

«Ce n'est non pas une question de conflit d'intérêts, mais plutôt de désengorgement du système de santé. Et ces activités sont déjà en vigueur dans plusieurs autres provinces», croit M. Morin.

De son côté, M. D'Amours rappelle que les pharmaciens ne sont pas là pour prendre la place des médecins. «Il ne faut surtout pas que les gens croient que nous allons remplacer les médecins. Nous voulons simplement apporter notre aide par le biais de ces nouvelles activités, d'autant plus que nous avons les capacités pour les pratiquer. Nous avons les équipements et les connaissances nécessaires pour remplir ces nouvelles fonctions. De plus, à compter de cette année, les nouvelles cohortes de pharmaciens sortiront de l'école avec un doctorat plutôt qu'avec un baccalauréat», conclut-il.

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