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Séance extraordinaire sans Richard Marcotte La séance s'est déroulée de façon relativement calme. (Photo: Josie-Anne Taillon)

Séance extraordinaire sans Richard Marcotte

Josie-Anne Taillon

Jeudi 26 juillet 2012

Peu de citoyens ont été surpris de l'absence du maire Richard Marcotte lors de la séance extraordinaire du conseil municipal de Mascouche du lundi 23 juillet. Il faut savoir que lors de la séance précédente, les conseillers lui ont demandé de partir après cinq minutes seulement, puisqu'il était impossible pour eux de travailler sous la pluie d'insultes et le chaos engendré par la seule présence du maire.
Deux semaines plus tard, les citoyens l'avaient encore sur le cœur, puisqu'avec cette présence, le maire peut être absent pour une autre période de 90 jours en toute impunité. La première intervention lors de la période de questions a porté sur ce point.
Quant à l'avenir de Richard Marcotte, le conseiller Sylvain Picard a affirmé qu'une rencontre privée avait eu lieu une semaine auparavant pour savoir s'il était possible de négocier la démission du maire ou de racheter son contrat. Tout de suite, les conseillers Jacques Tremblay et Lise Gagnon ont fait savoir qu'ils s'opposaient à payer le départ de Richard Marcotte. Quant à la possibilité qu'une plainte en déontologie soit déposée contre le maire, après vérification, la conseillère Nathalie Filion a expliqué qu'elle s'exposait à une poursuite personnelle si elle allait de l'avant avec cette option. Il n'en est donc plus question.
Les citoyens refusent l'impasse et continuent leurs pressions pour que le maire, qui fait l'objet de plusieurs chefs d'accusation de fraude en lien avec son travail à la Ville, soit démis de ses fonctions. Les conseillers, impuissants, ont rappelé que le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, affirme n'avoir aucun pouvoir légal en ce sens. Sylvain Picard dit avoir contacté à trois reprises le bureau du ministre Lessard pour planifier une rencontre avec les conseillers, mais qu'il n'a toujours eu aucun retour d'appel. Bien que l'assemblée se soit déroulée dans un calme relatif, les citoyens présents semblent avoir perdu confiance dans le conseil. Lorsque Sylvain Picard a demandé sarcastiquement si la Ville doit être mise en tutelle, des citoyens ont répondu spontanément par l'affirmative.
Fusion des services de police de Mascouche et Terrebonne?
Cette séance extraordinaire a aussi été l'occasion de faire le point sur le dossier du Service de police de Mascouche. Le directeur général de la Ville, Claude Perrotte, a dévoilé que la firme Raymond, Chabot, Grant et Thornton a reçu le mandat officiel de faire une étude sur l'avenir du service policier mascouchois. Le conseil municipal devrait avoir ce rapport en main cet automne. Une étude de préfaisabilité a déjà été réalisée par des fonctionnaires de Mascouche, mais celle-ci ne portait que sur l'option d'une fusion avec le Service de police de Terrebonne et ne comportait pas de recommandations et de conclusions. C'est pourquoi la Ville a préféré commander une étude externe, au coût de 21 000 $, pour analyser toutes les options possibles, y compris la fusion. Alors qu'un citoyen s'inquiétait de la désuétude du poste de police et des coûts de la location d'une roulotte pour y loger du matériel, on a pu apprendre que la structure temporaire sert à entreposer des éléments de preuves. Cette révélation a soulevé des interrogations quant à la sécurité de ces données importantes. Un Mascouchois s'est même exclamé que «c'est digne d'une république de bananes». Le directeur général a assuré que l'installation est sécuritaire.
Encore des problèmes avec le Centre sportif
Les conseillers ont autorisé, lors de cette séance extraordinaire, un emprunt de 14 314 $ pour l'achat d'un compresseur et de six moteurs pour le Centre sportif, inauguré il y a un peu plus de deux ans. Ces derniers tracas avec la climatisation s'ajoutent aux problèmes rencontrés lors de la construction de la palestre. Le directeur général de Mascouche, Claude Perrotte, a expliqué qu'il a recommandé au conseil de débourser tout de suite pour pallier l'équipement défectueux, compte tenu des grandes chaleurs des dernières semaines. Toutefois, l'entreprise qui a fourni le compresseur et les moteurs sera mise en demeure. Selon M. Perrotte, il est «anormal d'avoir à changer l'équipement après si peu de temps», et il compte bien que la Ville soit dédommagée.
La prochaine séance ordinaire du conseil municipal de Mascouche aura lieu le 27 août.

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