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Son terrain inondé, mais sa maison épargnée
Martin Fournier a eu bien peur pour son sous-sol au pire de l’inondation, le 7 mai. Il l’a toutefois échappé belle. (Photo : Martin Fournier)

Son terrain inondé, mais sa maison épargnée

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Mardi 16 mai 2017

Le Terrebonnien Martin Fournier a eu chaud. Après trois jours et trois nuits de vigie constante et malgré une accumulation d’eau importante sur l’ensemble de son terrain, sa résidence située à l’intersection de la 6e avenue et de la rue Louise est demeurée bien au sec.

Il s’agit, selon M. Fournier, d’un signe que le système de captation et de pompage des eaux de pluie qu’il a mis en place lorsqu’il a emménagé dans cette résidence, il y a quatre ans, est particulièrement efficace.

Rentrant en catastrophe d’un voyage d’affaires le vendredi 5 mai, la première chose qu’il a faite en arrivant chez lui était de vérifier si ses deux pompes étaient fonctionnelles. C’était bien le cas.

Prévisions peu encourageantes

Il a ensuite commencé à placarder ses fenêtres. Il était toutefois loin d’être sorti du bois puisque les prévisions pour le week-end du 6 et 7 mai étaient pour le moins inquiétantes. En effet, le niveau d’eau a augmenté de 17 cm dans la seule journée de samedi et de 5 cm supplémentaires le lendemain.

Toutefois, grâce à une pompe de puissance industrielle prêtée par le Service de sécurité incendie de Terrebonne et une autre qu’il a été acheté en magasin, ainsi que 250 sacs de sable empilés devant les fenêtres de sa maison et les portes de son garage, Martin Fournier a évité le pire.

«Pendant trois nuits, je me réveillais chaque heure pour m’assurer que les quatre pompes fonctionnaient toujours», nous a-t-il raconté lorsque rencontré quelques jours plus tard, alors que l’eau commençait à se retirer de son terrain.

«Dimanche, au pire de l’inondation, j’avais 4 po d’eau à la grandeur de mon terrain, mais pas une goutte dans mon sous-sol», ajoute-t-il, soulagé que son bassin de captation de huit pieds de profondeur aménagé dans un tuyau de ponceau placé à la verticale ait été suffisant. Son solage hydrofuge y est aussi probablement pour quelque chose.

Solide maison jaune

Aux dires de M. Fournier, sa maison était la pire sur le territoire desservi par le Service de sécurité incendie de Terrebonne, également responsable de la sécurité civile. Samedi, les autorités se sont présentées à sa résidence pour l’évacuer, persuadées que son sous-sol était rempli d’eau. Ils ont été pour le moins surpris de voir qu’il n’en était rien.

Mi-blagueur, M. Fournier compare sa situation à celle de la petite maison blanche qui est devenue un symbole fort du déluge du Saguenay, en 1996. «La petite maison jaune de Terrebonne a elle aussi résisté», lance-t-il.

Il devra uniquement changer ses portes de garage, ce qui est bien peu à comparer ce que vivent plusieurs Québécois actuellement.

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