Terrebonne, lundi 20 mai 2013
Véronick Talbot
Mardi 14 août 2012
FINIS, LES PROJETS DE FUSION!
Si la décision de la Ville de Terrebonne a surpris plusieurs élus et personnalités publiques de Mascouche, elle ne semble pas les avoir déçus. Questionnés par le journal La Revue, la grande majorité d'entre eux se disent plutôt pour la construction d'un nouveau poste de police à Mascouche.
C'est d'ailleurs la position de Jacques Tremblay, le premier conseiller à avoir commenté la nouvelle. «J'ai été très surpris. Nous avons appris la décision de la Ville de Terrebonne par le biais des médias locaux, en même temps que les citoyens. Mais personnellement, je me suis toujours montré plus ouvert à ce que Mascouche conserve son propre poste de police.»
Même son de cloche du côté de Serge Hamelin. «Je dois vous avouer que le pourquoi de cette préétude m'a toujours intrigué, considérant que nous avons plus de 45 000 citoyens et qu'une organisation trop grande ne pourrait pas leur offrir un bon service personnalisé.»
Quant à Sylvain Picard, qui s'est toujours opposé à l'élaboration de cette préétude, il accueille cette décision comme une bonne nouvelle. «Je pense que dès la deuxième rencontre du comité de travail, les discussions tendaient déjà vers cette finalité. Pour moi, il est essentiel de garder notre poste de police chez nous. Et pour ce faire, nous avons plusieurs alternatives. Par exemple, si le terrain de l'aéroport appartient à la Ville, nous pourrions y installer notre nouveau poste de police.»
Richard Marcotte réagit
En entrevue avec le journal La Revue, deux jours après avoir reçu la résolution de la Ville de Terrebonne, Richard Marcotte a aussi commenté le dossier.
«Terrebonne n'a pas fermé la porte au projet, mais a simplement suspendu les discussions tant que les conditions favorables à l'élaboration d'un tel regroupement ne seront pas réunies. Une décision que je trouve prudente, étant donné qu'il s'agit d'un important investissement.»
Quelle option favorise-t-il personnellement? «Je suis le maire et je dois faire respecter les décisions du conseil. Je ne compte pas politiser un tel dossier : je suis pour la réalisation de projets au bénéfice des citoyens, point à la ligne. Chose certaine, d'ici le 27 août, le conseil devra prendre position sur le dossier.»
Des questions en suspens
Le chef de Vison Démocratique de Mascouche, Stéphane Handfield, qui a suivi le dossier de près, se questionne. «Lors de la séance du conseil du mois de juillet, j'ai posé des questions sur le projet de fusion et personne n'a semblé au courant de la résolution de Terrebonne, pourtant adoptée le 26 juin. Au contraire, les élus ont même tenté de justifier un investissement de 25 000 $ pour une autre étude. On se retrouve donc face à un gros problème : soit nos élus nous ont caché l'information, soit Terrebonne a caché les informations à Mascouche.»
Celui qui souhaite que le poste de police de Mascouche demeure dans la municipalité s'interroge même sur les «véritables raisons» qui ont mené à cette préétude. «Même les citoyens ne voulaient pas de cette fusion!»
Enfin, Luc Thériault, candidat à la mairie, se désole de l'incohérence et de l'ingérence qui subsistent à Mascouche. «Je trouve que nos élus semblent assez mêlés par rapport à ce dossier. Cela fait depuis 2002 que nous savons que notre service de police doit répondre aux exigences de niveau 2 et 10 ans plus tard, nous n'avons toujours pas réussi à trouver un fonds minimal pour pallier la situation. C'est un manque flagrant de planification.»
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