-14° Terrebonne, dimanche 17 décembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

Un bras de fer se dessine entre les commerçants et la Ville
Les voies permettant le virage à gauche sur le chemin Gascon entre la rue d’Angora et le chemin du Coteau seront remplacées par un terre-plein central, au grand dam de certains commerçants. (Photo: Pénélope Clermont)

Un bras de fer se dessine entre les commerçants et la Ville

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Mardi 6 juin 2017

Rien ne va plus dans le dossier du réaménagement du chemin Gascon depuis la rencontre d’information du 19 avril. Dénonçant l’absence de réelles consultations publiques promises par le maire de l’époque, Jean-Marc Robitaille, des commerçants ont l’impression de n’avoir aucun mot à dire sur le projet, bien qu’ils devront payer une bonne partie de la facture.

La grogne avait déjà commencé à se faire sentir lors du conseil municipal du 8 mai. Commerçants et citoyens ont questionné l’administration à ce sujet.

On leur a répondu qu’ils auraient l’occasion de faire valoir leur point de vue lors de rencontres individuelles qui devaient avoir lieu dans les semaines suivantes.

Quelques jours plus tard, Guy et Jeannette Meunier, de l’entreprise G.E.D.N. – qui possède notamment le bâtiment situé au 1421, chemin Gascon, loué par quelques restaurateurs –, ont rencontré des représentants de la Ville de Terrebonne. Parmi eux, il y avait Marc Bouchard, directeur du Service du génie et projets spéciaux, et la conseillère municipale du secteur, Marie-Josée Beaupré.

«Beau, mais pas pratique»

Sur le tronçon où sont situés ces commerces, entre la rue d’Angora et le chemin du Coteau, le projet prévoit l’aménagement d’un trottoir, d’une piste cyclable et d’un terre-plein qui éliminera la possibilité de tourner à gauche.

«On nous dit que ça va être beau. Peut-être, mais ce ne sera pas pratique. Les gens devront faire un virage en U pour pouvoir revenir sur leurs pas», indique M. Meunier, qui craint que ses locataires subissent une baisse d’achalandage en raison de l’implantation de ce terre-plein.

«Nous avons demandé si tout était déjà décidé, statué et décrété. On nous a répondu avec un haussement des épaules», ajoute Mme Meunier.

Daniel Paquin, directeur administratif d’une clinique d’orthodontie située dans le même secteur, est du même avis.

«Le 19 avril, les décisions étaient toutes prises. On aurait pu s’asseoir autour d’une table pour en discuter. Qui veut une bonne fin prendra les bons moyens», affirme-t-il. Comme les autres commerçants contactés par La Revue, il ne comprend pas pourquoi ceux situés en bordure du chemin Gascon devront absorber 78 % de la facture.

Une façon de faire critiquée

Ces propos rejoignent ceux de Marjolaine Hamel, directrice du personnel et du marketing chez Lou-Tec. Si le commerce est situé sur un autre tronçon du projet, où la Ville prévoit aménager des pistes cyclables et des trottoirs de chaque côté sans terre-plein central, elle a aussi eu l’impression d’être mise devant un fait accompli.

«L’aspect de la sécurité est super important. C’est bien d’aménager des trottoirs et des pistes cyclables. C’est toutefois la façon dont ça s’est passé que je déplore. Les gens n’ont pas eu de réponses à leurs questions lors de la rencontre du 19 avril», dénonce-t-elle.

À la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM), on affirme avoir adressé des questions à la Ville de Terrebonne et être dans l’attente de réponses, après quoi l’organisme se prononcera.

«La Chambre défendra ses membres, mais à la lumière de toutes les informations dans le dossier», indique la directrice générale, Lucie Lecours.

Des questions de sécurité, rétorque la Ville

Du côté de la Ville de Terrebonne, on répond d’abord que la rencontre du 19 avril a toujours été annoncée comme une séance d’information et non comme une consultation publique.

Une rencontre technique qui devait initialement porter sur l’aménagement des trottoirs et des pistes cyclables, des mesures essentielles pour «renforcer la sécurité piétonnière aux abords du chemin Gascon», dit-on.

«Avec l’augmentation du nombre d’usagers de la route, le principe de voie de virage à gauche à deux sens, entre la rue d’Angora et le chemin du Coteau, devient moins efficace, et les manœuvres de virage y sont hasardeuses», indique la Municipalité dans un courriel. On ajoute aussi que, selon la direction de la police, le chemin Gascon est «l’un des endroits les plus problématiques sur le territoire pour les accidents, où il s’en produit environ une centaine par année».

Pour ce qui est des rencontres individuelles avec les commerçants, la Ville indique que «tous les commerçants qui ont des impacts majeurs (empiètement sur l’emprise du ministère des Transports) ont été contactés». Les autres le seront ultérieurement.

4 janv 2018 Familizone cell

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités