Terrebonne, mardi 7 septembre 2010
Mardi 28 avril 2009
C'est avec consternation que j'ai appris le décès d'Aimé, tôt dimanche matin. Ce fut un réveil brutal et bouleversant. Bien entendu, le rationnel nous dit que c'est là un événement qui peut arriver quand on s'approche de sa 9e décennie de vie. Mais quand on côtoyait Aimé aussi régulièrement que j'en avais l'occasion, on voyait encore un homme actif, plein de projets et doté d'une grande vivacité intellectuelle; on ne pouvait alors s'imaginer qu'un si triste événement se manifesterait sous peu.
J'ai eu le plaisir de connaître Aimé alors que je venais tout juste d'avoir 18 ans. Nous nous sommes connus dans le cadre des activités de la Société d'histoire de la région de Terrebonne. Je venais de me joindre au conseil d'administration de la société et Aimé faisait alors office de «grand sage» du groupe. Tout jeune étudiant que j'étais, Aimé était parmi les rares figures qui savaient m'impressionner et pour lesquelles j'avais beaucoup d'admiration.
Lorsque j'ai entrepris d'écrire l'histoire de Lachenaie, en 1982, Aimé fut un de mes premiers collaborateurs, me fournissant d'emblée le fruit de recherches qu'il avait faites une quinzaine d'années plus tôt. C'est à partir de ce moment que nous avons entretenu des liens, tantôt fréquents, tantôt plus distancés, au gré des événements de la vie. Aimé ne manquait jamais de m'apporter ses commentaires à chacun de mes écrits ou de mes conférences; on voyait se manifester le journaliste en lui. Nos échanges furent toujours fructueux et cordiaux.
Au cours de la dernière année, Aimé a eu l'initiative de redémarrer les activités de la Société d'histoire de la région de Terrebonne (SHRT). Il y a investi énormément d'énergie. Au cours de la dernière année, il ne passait pas une semaine sans que l'on communique ensemble. Depuis les derniers mois, il manifestait un zèle particulier à rassembler et à classer une foule de documents pour constituer le centre d'archives de la SHRT, au point où il «essoufflait» même tous ses collaborateurs, dont j'étais. Sentait-il venir la fin?
Claude Martel
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