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Un tragique accident secoue l’expédition
Cette photo de Serge Dessureault et Maurice Beauséjour, prise par Jean-Pierre Danvoye quelques semaines avant l’incident, a été publiée sur la page Facebook de l’expédition en hommage à la victime. (Photo : Jean-Pierre Danvoye)

Un tragique accident secoue l’expédition

Mardi 10 juillet 2018

La nouvelle a provoqué une onde de choc : l’un des trois membres de l’expédition québécoise qui tentait d’atteindre le sommet du K2, Serge Dessureault, a trouvé la mort en faisant une chute fatale à 6 700 mètres d’altitude. Un tragique accident qui s’est déroulé sous les yeux de son compagnon de longue date, Maurice Beauséjour, a-t-on appris dans les médias.

La veille du drame, on pouvait lire sur la page Facebook de l’expédition que le trio d’alpinistes, complété par Nathalie Fortin, venait de passer la nuit au camp 2 à 6 700 mètres d’altitude. «Ils se lèveront et se dirigeront vers la barre des 7 000 mètres pour s’y acclimater. Après, retour au camp de base», indiquait-on. Selon le journaliste François-David Rouleau, du Journal de Montréal, le drame est survenu le 7 juillet près du passage de la House Chimney, vers 9 h 30, heure locale. Le corps a été retrouvé près du camp de base avancé, à 5 300 mètres d’altitude. «On ne sait pas ce qui est arrivé, mais la chute a été fatale», a écrit quelques heures plus tard Nathalie Fortin sur les réseaux sociaux, confirmant par le fait même que l’expédition était terminée. Le 9 juillet, l’équipe a d’ailleurs grimpé à bord de deux hélicoptères au camp de base du K2 et est arrivée à Skardu, au nord du Pakistan, en sécurité. «Prions pour qu’ils rentrent à la maison rapidement», pouvait-on lire sur la page Facebook de l’expédition.

«La montagne des montagnes»

En janvier, le journal La Revue s’était entretenu avec Maurice Beauséjour, bien connu dans la région pour avoir été directeur général du RONA de Mascouche et mentor à la cellule de Mentorat des Moulins. Après le Kilimandjaro, le Mont-Blanc, l’Everest et l’Aconcagua, il se disait impatient de s’attaquer à la «montagne des montagnes» avec son grand complice, Serge Dessureault. «C’est une montagne exigeante qui est très abrupte, si on la compare à l’Everest. Il y a aussi plus de parties techniques», avait-il évoqué. Conscient des dangers, alors qu’un grimpeur sur quatre a laissé sa vie sur le K2, il ne prenait aucun risque à la légère, tout comme les autres membres de l’expédition. «La réputation de la montagne n’est pas bonne, mais on ne va pas jouer à la roulette russe non plus.»

En 2016, Serge Dessureault avait d’ailleurs tenté l’expérience avec Benoit Lamoureux, mais ils avaient dû rebrousser chemin en raison d’une avalanche. Maurice Beauséjour devait alors les accompagner, mais avait renoncé, faute de financement. «Cette fois semble être la bonne», espérait l’homme bien connu dans la MRC Les Moulins.

Rappelons que le 15 mai 2007, Serge Dessureault et lui avaient été les premiers Québécois à atteindre le sommet de l’Everest en gravissant la montagne par le côté nord, la voie tibétaine. Alors âgé de 53 ans, Maurice Beauséjour était par le fait même devenu le Québécois le plus âgé à gravir le toit du monde, à 8 850 mètres. Bien que le K2 arrive derrière l’Everest avec ses 8 611 mètres, il est connu pour être bien plus périlleux.

Nos pensées accompagnent M. Beauséjour et les proches de M. Dessureault.

La Revue en 5 minutes CEL

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