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Une mère s’oppose au classement de son fils
Mélanie Meese continuera de se battre pour tenter de faire renverser la décision concernant son fils d’ici la prochaine rentrée scolaire. Elle peut compter sur l’appui du commissaire scolaire du secteur, Dany St-Pierre. (Photo: Jean-Marc Gilbert)

Une mère s’oppose au classement de son fils

Jean-Marc Gilbert

media@larevue.qc.ca

Mardi 6 juin 2017

Mélanie Meese, la mère d’un élève de l’école de l’Odyssée, à La Plaine, dénonce la décision de la Commission scolaire des Affluents (CSA) de vouloir diriger son fils vers une formation menant à l’exercice d’un métier semi-spécialisé (FMS), plutôt que le placer dans une classe-ressources qui lui permettrait de poursuivre son parcours scolaire et, éventuellement, d’obtenir un diplôme.

Depuis maintenant 5 mois, Mme Meese se bat pour faire renverser la décision de la CSA. Tout a commencé en janvier, lorsque le directeur de l’école de l’Odyssée a rencontré la mère de famille pour l’informer que son fils (dont nous tairons le nom puisqu’il est mineur), qui aura 15 ans d’ici la rentrée scolaire de septembre, ne pourra pas poursuivre son parcours en classe pour difficulté d’apprentissage (DAP). «On m’a dit qu’à 15 ans, il était trop vieux pour continuer en classe DAP, et qu’il sera dirigé vers le FMS», dénonce la mère.

Le FMS est un programme qui combine l’enseignement du français, des mathématiques et de l’anglais ainsi qu’un stage en entreprise, menant à l’obtention d’un certificat officiel permettant d’exercer un métier semi-spécialisé.

Crainte de décrochage

D’emblée, la mère a refusé cette décision de la direction, de crainte que son fils ne devienne un décrocheur. C’est qu’un autre de ses fils est passé par le même chemin, il y a quelques années. Il a décroché pendant sept mois avant de finalement retourner à l’éducation aux adultes.

«C’est du déjà-vu pour moi et je ne veux pas que mon autre fils passe par le même chemin», soupire Mme Meese.

Elle préférerait que son fils soit placé dans une classe-ressources, c’est-à-dire une classe de premier cycle de secondaire régulier, mais à effectifs réduits (un maximum de 20 élèves). La Commission scolaire a refusé cette avenue, selon Mme Meese. Elle a donc porté la décision devant le Comité d’appel du conseil des commissaires, en vain. La décision de rejeter la demande de révision a été adoptée à la majorité.

Puisque la CSA décide d’aller de l’avant en maintenant le classement du fils de Mme Meese en FMS, le seul recours à la disposition de la mère serait de soumettre le dossier au Protecteur de l’élève, qui pourrait émettre des recommandations à la Commission scolaire des Affluents. C’est toutefois cette dernière qui a le mot final sur le classement d’un élève.

«J’ai l’impression qu’on a pris la décision pour mon fils depuis longtemps et que je n’ai aucun mot à dire. Je trouve ça plate», déplore Mme Meese.

Appui de Dany St-Pierre

Depuis le début de cette saga, Mélanie Meese peut compter sur l’appui du commissaire scolaire Dany St-Pierre. Ce dernier comprend la décision rendue par le Comité d’appel du conseil des commissaires, car ce dernier tranche en s’appuyant sur les lois et règlements en vigueur.

«Mais parfois, il ne faut pas prendre des décisions seulement avec sa tête, mais aussi avec son cœur. Tout d’un coup qu’on se trompe et que cet élève serait un cas d’exception? Il n’est pas encore trop tard pour le placer en classe-ressources et, si on s’aperçoit que ça ne fonctionne pas, le rediriger vers le FMS», explique le commissaire.

Difficultés trop grandes

Du côté de la Commission scolaire des Affluents, le coordonnateur aux communications Éric Ladouceur rétorque qu’«une classe-ressources ne répond pas du tout aux besoins de l’enfant» dans ce cas-ci, parce que l’adolescent de 14 ans éprouverait des difficultés jugées trop grandes.

«Ces classes-ressources sont destinées à des élèves qui ont de petites difficultés, mais qui auront la chance de s’adapter», dit-il.

Il ajoute finalement que le fait de diriger un élève vers le FMS ne fera pas automatiquement de lui un décrocheur.

«Il y a une foule de belles histoires qui ressortent du programme de FMS. Ce n’est pas rare de voir des jeunes qui, par la suite, ont terminé leur secondaire à l’éducation aux adultes et se sont trouvé un emploi.»

11 septembre 2017 Frontenac cell

Commentaires

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  • M. Meese
    Mercredi, 7 juin 2017 08:18:08
    WOW !!! une nouvelle excuse qu'on me donne !!
    Au lieu de trouver une solution
    Ils n'ont jamais répondu à la question QU' EST CE QUE CA COÛTE À LA CS DE METTRE MON FILS DANS UNE CLASSE RESSOURCE ?
    Pourtant claire comme question

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