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Une soirée sans surprise chez les Libéraux.

Jeudi 1 janvier 1998

Lundi, 21h. Le local du Parti libéral de Terrebonne est presque désert. Seule une poignée de personnes regardent la soirée des élections à la télévision. Si on sait que le candidat François Duval est battu, personne n'affiche un air défait. Nul doute, on avait vu venir ce résultat.

Guy Crépeau

François Duval est parmi ces gens, membre de sa famille et bénévoles. Il ne fera pas de discours mais jasera plutôt avec chacune de ces personnes. Comme des résultats complets tardent à venir, François Duval ne peut commenter sa performance. Personne ne sait quels sont les suffrages obtenus. Il nous parlera plutôt de la campagne qu'il a livrée, de ses joies et de ses déceptions.

Le meilleur et le pire

À prime abord, M. Duval estime que le défi était de taille. "Nous avions 11 000 voix à remonter. Demain, à la lumière des résultats, nous serons plus en mesure d'analyser notre performance". Si la défaite a toujours un goût amer, l'expérience d'une campagne est aussi enrichissante. "J'ai adoré faire du porte-à-porte. Lorsque le moral était à la baisse, une session de porte-à-porte me redonnait de l'énergie et de l'enthousiasme" mentionne-t-il. Quant aux points négatifs, ils s'avèrent nombreux. Une campagne médiatique qui a vu l'adversaire être plus présent dans les journaux et des articles qui, selon M. Duval, manquaient de rigueur. "Il aurait fallu que les journalistes soient plus critiques et posent les questions pertinentes au lieu de rapporter des bilans et des remises de subventions". M. Duval estime aussi que l'appui du parti n'a pas été fort. "Il est évident que le parti a mis les efforts dans les comtés qui pouvaient être arrachés au P.Q. Ici, on s'est retrouvé
seul."

Que les libéraux s'affichent

S'il ne dit pas non à un retour dans quatre ans, François Duval estime toutefois que l'on devra préparer une meilleure équipe. "Il ne faudra pas attendre à la dernière minute pour se préparer. L'équipe devra être présente au cours des prochaines quatre années, que les libéraux qui ont une colonne se montrent. Au cours de la dernière campagne, j'ai vu trop souvent des gens pour qui être libéral, c'était comme porter une croix. Certains ont presque honte d'être libéral. Une chose que l'on ne voit pas chez les péquistes.

La vie continue toutefois. Le notaire François Duval, qui n'avait pas laissé son étude en campagne électorale, poursuivra son travail et reviendra à la barre du CLDM. En attendant les élections de 2003.

1 an Brisson 2018

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