-4° Terrebonne, lundi 20 novembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

le blogue de Clinique psychoalimentaire

Fil RSS

À propos de l'auteur

La Clinique psychoalimentaire a pour mission d'aider et de soigner avec respect et sensibilité la personne souffrant d’un trouble alimentaire ou d’obésité ainsi que sa famille et ses proches, et ce, tout au long de son processus de guérison et d’amélioration de sa santé et sa qualité de vie en étant soutenues par une équipe multidisciplinaire spécialisée. La Clinique offre des services de psychologie et de nutrition.

Une Clinique psychoalimentaire ouvrira bientôt à Terrebonne! Visitez le http://psychoalimentaire.com.

La comparaison

Mardi 11 octobre 2016

Par Marie-Alexandre Ayotte

Se comparer est un comportement familier pour la plupart d’entre nous. En effet, nous avons une tendance innée à la comparaison sociale lorsque nous sommes confrontés à des difficultés ou des insécurités, le but étant de s’autoévaluer, de se créer des points de repère ou de se sécuriser.

Les résultats de cet exercice varient entre autres selon notre estime personnelle et l’évaluation, bonne ou mauvaise, que nous faisons de la situation. Bénéfique chez certains, la comparaison peut avoir des répercussions négatives chez d’autres. Rarement objective, elle peut venir renforcer les insécurités personnelles et affecter notre estime de soi, en situant les autres dans une position avantageuse et en leur attribuant des caractéristiques que nous désirons ou dont nous croyons manquer. L’effet est parfois instantané : survient alors une dévalorisation de soi, un sentiment d’inconfort et l’impression d’être inadéquat.

D’ailleurs, cette tendance peut s’étendre à différentes sphères : au rendement scolaire ou professionnel, aux relations interpersonnelles, à la pratique d’activité physique, de même qu’à l’image corporelle et l’alimentation… et jusque dans vos assiettes! Peut-être même vous comparez-vous lors des repas partagés entre amis ou en famille, scrutant le nombre et la taille des portions, les aliments sélectionnés, la rapidité d’ingestion? Quand notre relation à la nourriture est fragilisée, ce comportement peut générer des préoccupations alimentaires et des pensées envahissantes, comme ressentir de la culpabilité face à des aliments ou un inconfort durant l’acte de manger. Malheureusement, ces pensées surviennent sans avoir considéré d’importants facteurs tels vos choix alimentaires en fonction du contexte social, de vos besoins énergétiques en matière de nutriments, de votre métabolisme de base, de votre pratique d’activité physique et, le plus important, de l’écoute de vos signaux internes de faim et de rassasiement, et de vos envies!

Ainsi, même si la comparaison est considérée comme un phénomène naturel, elle comporte parfois certains risques. Dans ces moments, rappelez-vous que le fait de se comparer peut avoir un impact négatif sur vous. Tentez plutôt d’avoir un discours bienveillant ou plus favorable à votre égard.  Il peut également s’agir de reconnaître ce qui vous différencie de l’autre, de façon positive. Si vous souhaitez plus d’informations ou que vous vous reconnaissez dans ces comportements, n’hésitez pas à nous consulter.

Références :

André, C., (2006). Imparfaits, libres et heureux – pratiques de l’estime de soi. Odile Jacob.

Guérin, J., (2013). Miroir, miroir, tu me fais souffrir! Pour mieux vivre son rapport à la nourriture et soi-même. Les éditions Québec-Livres.

Vallerand, R.J., (2006). Les fondements de la psychologie sociale. 2e édition, Les éditions de la Chenelière inc.

 

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités