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À propos de l'auteur

La Clinique psychoalimentaire a pour mission d'aider et de soigner avec respect et sensibilité la personne souffrant d’un trouble alimentaire ou d’obésité ainsi que sa famille et ses proches, et ce, tout au long de son processus de guérison et d’amélioration de sa santé et sa qualité de vie en étant soutenues par une équipe multidisciplinaire spécialisée. La Clinique offre des services de psychologie et de nutrition.

Une Clinique psychoalimentaire ouvrira bientôt à Terrebonne! Visitez le http://psychoalimentaire.com.

Les distorsions cognitives et le comportement alimentaire

Mardi 8 novembre 2016

Par Marie-Alexandre Ayotte

Chacun a sa façon d’interpréter le monde, de lui donner un sens et d’y réagir. La manière de le faire est grandement influencée par ce que l’on appelle des schémas cognitifs. Ces derniers renvoient à des représentations mentales et qui sont en fait les croyances et les connaissances que l’individu a de son environnement, des autres et de lui-même. Ces schémas sont ancrés et façonnent la manière dont la personne analyse, perçoit et structure son environnement. S’ils sont adaptés, ils donnent lieu à des mécanismes de pensée sains et logiques. Inadaptés, ces derniers peuvent mener à des «distorsions cognitives» ou à des «erreurs logiques de pensée».

Chez certains, les difficultés sont directement liées à la façon dont ils traitent les informations relatives aux situations de vie et à la manière dont ils y répondent. Pour l’illustrer, c’est comme si le programme de traitement de l'information de la personne ne sélectionnait que certaines données de son environnement ou en déformait d'autres et la menait à entretenir des croyances négatives, extrêmes, globales et rigides. D’ailleurs, ces distorsions ou pensées irrationnelles occupent un rôle important dans notre rapport à soi, au corps et à la nourriture. En effet, une grande proportion des gens aux prises avec un trouble de la conduite alimentaire ont développé et ont recours, souvent inconsciemment, à des distorsions cognitives ou des croyances erronées par rapport à leur alimentation et leur image corporelle. Ces dernières varient en termes de fréquence et d'intensité et peuvent prendre plusieurs formes. En voici des exemples : «Je ne peux plaire à personne avec cette taille», «Si j'étais plus mince, je serais plus heureuse», «Lorsque j'entre dans une pièce, tout le monde observe mes cuisses et j'ai honte», «Je dois contrôler ce que je mange et je dois faire de l'exercice après un repas copieux», «Les pâtes font grossir, alors j'évite d'en manger». Ce genre de discours interne a un impact direct sur le comportement alimentaire, sur les émotions ressenties et contribue à affecter négativement l'estime de soi.

En matière de traitement, un des buts de la thérapie est d’accompagner le client dans l’identification et la compréhension de ces croyances et de ces distorsions à l’aide de différentes stratégies thérapeutiques. Le but est de permettre à la personne d’être attentive à soi de manière saine et indulgente, ainsi que d’apprendre à raisonner différemment pour affronter les situations difficiles avec des comportements adaptés et des émotions ressenties moins intensément.

Références:

 

Chaloult, L. (2008). La thérapie cognitivo-comportementale : théorie et pratique. Montréal : Gaetan Morin Éditeur.

 

Pomerleau, G. (2001). Démystifier les maladies mentales, Anorexie et Boulimie : comprendre pour agir. Montréal : Gaetan Morin Éditeur.


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