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La Clinique psychoalimentaire a pour mission d'aider et de soigner avec respect et sensibilité la personne souffrant d’un trouble alimentaire ou d’obésité ainsi que sa famille et ses proches, et ce, tout au long de son processus de guérison et d’amélioration de sa santé et sa qualité de vie en étant soutenues par une équipe multidisciplinaire spécialisée. La Clinique offre des services de psychologie et de nutrition.

Une Clinique psychoalimentaire ouvrira bientôt à Terrebonne! Visitez le http://psychoalimentaire.com.

Notre image corporelle

Mardi 6 décembre 2016

Par Marie-Alexandre Ayotte

L’image corporelle réfère à la représentation subjective que l’on a de notre apparence et de la relation que nous entretenons avec notre corps. Concrètement, elle renvoie à la perception du corps, de ce qu’on croit que les autres en pensent, de quelle manière on se sent dans notre corps et les émotions ressenties lorsqu’on pense à notre physique. La subjectivité fait partie de sa définition, car une distinction existe entre l’image réelle et l’image corporelle qui, souvent, inclut une part d’image idéalisée. 

De nos jours, l’insatisfaction corporelle est malheureusement souvent présente. En effet, les données de plusieurs études rapportent que près de 25 % des hommes sont préoccupés par leur poids et aimeraient améliorer leur apparence, tandis qu’un pourcentage important de femmes sont insatisfaites de leur poids et aimeraient en perdre, peu importe leur poids et leur taille. Il en va de même chez les adolescents.

Souvent, une image corporelle négative est associée à une faible estime de soi. Rappelons que l’estime renvoie au sentiment de valeur que l’on s’accorde, sur plusieurs sphères. Considérant qu’une partie importante de l’estime est influencée par la satisfaction corporelle, il peut être ardu de s’apprécier et de s’estimer comme individu si notre corps ne nous plaît pas. Une image corporelle perturbée peut également interférer avec les émotions et les pensées au quotidien, augmentant ainsi le niveau de stress, d’anxiété et de symptômes dépressifs. Elle peut également affecter certaines expériences interpersonnelles et nous faire sentir inadéquat dans des contextes sociaux particuliers. Cela peut mener à l’évitement d’activités sociales par peur du rejet ou du jugement; l’insatisfaction est renforcée et les expériences positives diminuées. De plus, les préoccupations physiques peuvent nuire à l’intimité, ainsi qu’à la satisfaction sexuelle. Finalement, elles peuvent mener à l’adoption de conduites dommageables, telles que la privation alimentaire, les régimes draconiens, la consommation de produits nocifs pour la santé ou l’exercice excessif.

Vous l’aurez constaté, vivre au quotidien avec des préoccupations corporelles peut être un défi. Ainsi, il n’est jamais trop tard pour modifier notre rapport à soi vers une relation d’acceptation et d’appréciation de notre corps, pour tout ce qu’il est d’autre qu’une image projetée. Une image corporelle saine, c’est entretenir des perceptions justes et globalement positives face à son corps. C’est d’en reconnaître les multiples facettes, d’en apprécier les habiletés et les particularités, de valoriser ses forces et ce qu’il est en mesure d’accomplir. C’est reconnaître les aspects moins appréciés, sans que cela nuise à son sentiment de valeur personnelle.

Enfin, il est possible d’améliorer son image corporelle de façon saine et graduelle. N’hésitez pas à nous contacter si ce sujet vous préoccupe.

 

Références :

Cash,  T.F. (2008). The Body Image Worbook. Second Edition. New Harbinger Publications : Oakland, CA.

Garner, D. (1997). The 1997 body image survey results. Psychology Today, 1 : p. 30-84.

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