Terrebonne, samedi 4 février 2012
Mardi 24 janvier 2012
L'année 2012 est remplie de promesses au chapitre de l'actualité politique. Il est quasi assuré qu'une élection provinciale viendra animer le printemps. Qui plus est, une élection partielle est prévue pour le 1er avril à Mascouche, ville où un redéploiement des forces politiques est à prévoir.
Croyez-moi, ça sent les élections à Québec. Au lancement récent, par le gouvernement Charest, d'une modeste politique touchant le soutien aux personnes handicapées, le panneau installé derrière le ministre disait «Un plan pour le Québec». C'est le genre de message qui ne ment pas. Et «plan pour le Québec» rime pas mal fort avec «Plan Nord», si vous voyez ce que je veux dire.
Dans les circonscriptions de Masson et de Terrebonne, les députés Mathieu Traversy et Guillaume Tremblay sont demeurés fidèles à leur chef, Pauline Marois, qui a connu une petite embellie du côté des sondages récemment. Ils sont loin d'être enterrés, car ils sont armés de solides organisations et promettent d'en découdre.
Les deux jeunes élus font face à un adversaire de taille avec la Coalition Avenir Québec de François Legault. Et ce parti ne sera pas armé de tire-pois. La rumeur veut que Valérie Robitaille, fille du maire de Terrebonne, soit en selle pour représenter ce parti dans la circonscription de Terrebonne. L'ancienne membre de l'ADQ comptera sur la non-belligérance, voire le travail silencieux d'anciens membres de l'exécutif du Parti libéral de Terrebonne qui ont démissionné en bloc il y a quelques mois. Sans oublier quelques ex-péquistes lassés de Mme Marois...
Dans Masson, l'identité du représentant de la CAQ n'est pas connue. On optera pour Éric Parent, militant de l'ADQ actif, ou pour un candidat de prestige parachuté. L'avenir nous le dira. Les libéraux sont promis à de la figuration, tandis que Québec Solidaire pourrait enlever de précieuses voix souverainistes aux candidats péquistes.
Au fédéral, les députées néo-démocrates Charmaine Borg et Manon Perreault s'installent de plus en plus dans leurs responsabilités. Elles structurent leur organisation respective, profitant de la visible déstabilisation de leurs opposants. On remarque bien la présence occasionnelle de l'ex-député de Montcalm, Roger Gaudet, mais le Bloc Québécois vivra une longue reconstruction, tandis que les libéraux fédéraux et les conservateurs semblent absents. Les représentantes du NPD ont donc le champ libre pour se bâtir une reconnaissance dans le milieu et pour dénoncer un gouvernement conservateur déconnecté des réalités québécoises.
À Mascouche, ce sera les grandes manœuvres avec la tenue de l'élection partielle. Le futur candidat à la mairie Michel Gratton joue gros en se présentant à la succession de Chantal Laurin. Le mari de cette dernière, Paul Charron, est tenté par l'expérience, lui qui a été approché par Vision Démocratique de Mascouche de Stéphane Handfield. Il s'agira d'un premier test pour le seul parti politique mascouchois reconnu avec la dissolution du Ralliement Mascouche. L'ex-conseiller Robert Tranchemontagne pourrait venir mêler les cartes. Quant au maire Marcotte, il continue son petit bonhomme de chemin, tandis que le conseil maintient une certaine cohésion malgré le fait que tous siègent désormais comme indépendants.
À Terrebonne, le jeu est mené par Jean-Marc Robitaille, alors que le parti Renouveau Terrebonne est présent lors des assemblées. Pour l'instant cependant, on ne sent pas cette vague de fond réclamant des changements au conseil municipal de Terrebonne.
Comme à Mascouche, les conclusions des enquêtes menées par l'escouade Marteau pourraient changer la donne. Mais on semble encore loin de ça...
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