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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Plus vert!

Mardi 8 novembre 2011

Par Gilles Bordonado

M. Frédéric Potvin, directeur général du centre de tri Tricentris, signait un éditorial fort intéressant dans la publication d'octobre de l'organisme. Discutant de nouvelles données rendues publiques sur la collecte sélective des déchets au Québec, il avouait d'emblée que cette étude démontrait, comme son titre le disait : «Des chiffres étonnants».

En effet, le dirigeant dévoile des données qui montrent bien la sensibilisation de plus en plus grande de la population à l'importance de recycler les matières résiduelles, en d'autres mots, nos poubelles de maison.

Cette «caractérisation», une étude réalisée en 2010 par Éco Entreprise Québec et validée par le ministère de l'Environnement et du Développement durable du Québec, souligne que la récupération en milieu résidentiel atteint 65 %, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2006. C'est donc dire que la collecte sélective devient, comme le souligne bien M. Potvin, «un moyen efficace de récupération».

L'étude souligne que 71 % du papier et du carton sont recyclés, le verre l'est à 82 %, le métal, à 53 %, et les plastiques, à 33 %. Dans sa juste analyse de l'étude, le dirigeant de Tricentris souligne que la consigne généralisée à tous les types de bouteilles et de contenants n'aurait pas d'impact de taille, car les taux de recyclage sont de plus en plus élevés.

Si la consigne connaît toujours une certaine popularité malgré une baisse notable (68 % de récupération en 2009 contre 79 % en 1999), il semble que les fameuses consignes de 5, 10 ou 20 cents affectent moins nos portefeuilles, puisque 10 % moins de gens rapportent leurs bouteilles vides au dépanneur ou chez l'épicier.

Il faut avouer que ces consignes, dont les prix ont été fixés en 1984, n'ont plus la même valeur. En dollar constant, les consignes auraient dû connaître des hausses aussi constantes, des augmentations qui auraient fait sursauter les consommateurs, d'où le gel et la non-généralisation de cette mesure qui touche directement l'acheteur. Potvin analyse le tout en disant qu'une généralisation de la consigne, mesure en baisse, est d'autant moins nécessaire que le taux de recyclage domestique est en hausse constante depuis des années.

Le travail réalisé par l'État et nos municipalités pour sensibiliser la population porte donc ses fruits. Mais il restera toujours place à l'amélioration, car chaque Québécois génère aujourd'hui plus de déchets que par le passé. Le recyclage, c'est bien beau, mais si l'on produit plus de poubelles, on ne fait qu'empirer la situation.

Outre une foule d'autres mesures environnementales, la mise en place de la collecte sélective des déchets et, par extension, de l'entreprise Tricentris, propriété collective de dizaine de municipalités du Grand Montréal, dont Mascouche et Terrebonne, démontre cette vision que se sont donnée ces villes pour l'avenir : une société plus verte, car les citoyens ont de plus en plus d'outils faciles pour le devenir à leur tour.

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