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le blogue de Gilles Bordonado

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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Dix ans plus tard...

Mardi 6 décembre 2011

Par Gilles Bordonado

Il y a dix ans, La Revue avait publié dans ses pages une série d'articles portant sur l'intimidation*. Il est quand même éloquent que ce problème ayant fait l'objet d'une attention publique dans La Revue soit encore aussi d'actualité une décennie plus tard.

Ce phénomène est symptomatique de la difficulté qu'a notre société d'agir concrètement auprès des jeunes pour que cessent ces comportements. Le phénomène que certains parents ou intervenants scolaires banalisent prend quelquefois des tournants tragiques, comme ce fut le cas récemment.

En 2002, c'était un jeune de l'école secondaire Le Prélude de Mascouche qui était au cœur de la tempête. Menacé par des collègues de l'école, il avait porté plainte, au risque de subir les foudres de ses tortionnaires. Fort heureusement, l'école et la police de Mascouche avaient finalement pris le taureau par les cornes et avaient agi vigoureusement pour que ces comportements arrêtent. D'ailleurs, les interventions récentes de la police mascouchoise en milieu scolaire, sous l'instigation de Céline St-André, vont dans ce sens, et ce, avant même le malheureux suicide de Marjorie Raymond.

Comme le démontre bien le dossier que nous avions mené il y a dix ans, l'intimidation n'est pas un phénomène récent. Il existe depuis que le monde est monde, d'après moi. Certains enfants peuvent être cruels si le malheureux contexte s'y prête. Le phénomène de groupe, la timidité de l'autre, le caractère particulier de chaque individu sont des facteurs auxquels sont sensibles les adolescents qui cherchent à plaire, à se comparer, à être à la mode, à être comme tout le monde.

Et l'intimidé, que l'on dit pas tout à fait comme tout le monde, est pourtant comme tout le monde. Il n'a rien de bien particulier. Il peut être timide, être bon en classe, mauvais en classe, porter des lunettes, manger de la main gauche, avoir les cheveux roux, blond ou noir. Il peut s'appeler aussi bien Tremblay ou Bordonado. Ça peut être votre enfant, celui de votre voisin. Ça a peut-être été vous quand vous étiez plus jeune.

Ce qui est sûr, c'est qu'à l'adolescence, où se vit le plus d'intimidation, le jeune est à l'âge de se construire un caractère qui sera le sien et une confiance, et qu'il a besoin d'exemples à suivre. Et c'est là que nous, parents ou intervenants, entrons dans la danse. Nous devons être là pour que ces adultes en devenir bâtissent cette solide confiance en eux qui ne donnera pas prise aux menaces et à l'intimidation. Nous devons être intolérants face à ces gestes qui peuvent entraîner des conséquences aggravées et aggravantes. 

Certains seraient tentés de dire qu'il s'agit d'un problème récent, d'une disparition des schèmes des valeurs des jeunes à la suite de l'absence des parents ou de la non-intervention des milieux éducatifs. Je crois qu'il n'en est rien. Il existe depuis longtemps. Nous l'avons trop longtemps toléré. Il faut en faire une priorité, dénoncer la situation, encadrer et soutenir les jeunes qui en sont victimes et faire comprendre à ceux qui intimident que la situation doit cesser. Nous ne tolérons pas l'intimidation à l'âge adulte, pourquoi la tolérerions-nous chez nos enfants?

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* Les lecteurs qui désirent consulter notre premier article sur la question en 2002 sont invités à visiter l'adresse suivante : www.larevue.qc.ca/actualites_pour-contrer-bullying-dans-ecoles-n4651.php

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