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À propos de l'auteur

De pigiste les week-ends à ses débuts, Gilles Bordonado est devenu journaliste, rédacteur en chef, directeur adjoint avant de devenir propriétaire de La Revue en juillet 2004. Ayant grandi à Mascouche, il a 52 ans et compte près de 30 ans de journalisme. Tout ceci fait qu'il connaît la région comme sa poche et toutes les histoires et les petites histoires du coin.

Il aime parler d'actualité et de politique. Et oui il est progressiste et souverainiste (et il s'assume et l'assume), ce qui ne l'empêche pas d'être critique envers ce mouvement. Il prône le GBS (Gros bon sens), pas le GPS, bien qu'il en aurait bien d'un à l'occasion de ses prédictions pas très bonnes en temps d'élections ou de séries éliminatoires de hockey.

Réputé pour avoir une opinion sur tout, cela fait 20 ans qu'il signe une chronique dans La Revue. Très critique, il juge signer une super chronique sur 10, « surtout quand il est fâché ». C'est d'ailleurs celles-ci qui génèrent le plus d'intérêt. Il lui arrive ainsi quelques fois d'en mettre un peu plus que le client en demande. Mais finalement vous semblez aimer ça. Donc vous l'encouragez... Il en va de même quand vous lui écrivez. Alors à vos claviers !

Vieillir...

Mardi 13 décembre 2011

Par Gilles Bordonado

Je regarde cette neige qui ne tombe pas, je pense à ce Noël qui est à nos portes et cela me rappelle les souvenirs de mon enfance. Je regarde ma fille Rosemarie, excitée comme un pou de voir Noël s'approcher, et je me dis : «Eh! que le temps passe bien vite!»

À 46 ans, bientôt 47, je réalise que les années s'ajoutent sans que je m'en rende compte.

Il est vrai cependant que le corps me le rappelle de façon douloureuse après quelques joutes de soccer un peu trop intenses. Mal ici, mal là. Le dos, les genoux, les chevilles... Mais on est tous comme ça dès qu'on frappe 40-45 ans. On a beau se répéter qu'il faut faire un peu plus attention, quelquefois on pousse un peu trop la machine et celle-ci nous envoie des messages! Bouge, mais sois plus prudent et surtout, fais attention à ton alimentation. Tu parles d'un message plate!

Le temps qui passe, je le vis en regardant mes deux filles grandir. Il me semble qu'elles sont nées hier, et pourtant...

Je crois que leur présence nous garde, ma conjointe et moi, jeunes. Surtout la plus jeune, qui a 10 ans et qui bouillonne d'énergie. C'est le boute-en-train de la maison. Bonne à l'école, elle adore dessiner, lire et conter de bonnes blagues. Et elle est, comme la grande majorité des enfants, une fan des technologies, des jeux vidéo et un peu de soccer. J'ai dit un peu. Son père l'inspire... un peu. Disons beaucoup!

L'aînée, Émilie, aura 17 ans au printemps. Pour ceux que ça intéresse, elle en a fait, du chemin. Malgré sa dysphasie et le syndrome de Gilles de la Tourette, c'est une jeune femme toujours aussi déterminée. Elle poursuit sa scolarité avec vaillance et vit actuellement un stage deux jours par semaine au Bistro-Chocolaterie Le Divin Tandem. J'en profite pour saluer Amélie et Louis pour les remercier de leur accueil. Et Émilie rêve toujours de journalisme. Et elle va y arriver.

Cette longue digression pour dire que je comprends les gens plus âgés, que je n'ose appeler «aînés», qui me disent que le temps passe de plus en plus vite en vieillissant. On dirait qu'on a un peu ce sentiment quand on réalise qu'il en reste un peu moins à vivre après qu'avant.

Je me trouve un peu dans cette situation, entre deux âges, entre celui d'élever des enfants et celui de grandir en couple. Nous commençons à profiter d'une certaine liberté, que nous décidons de nous donner, sans culpabilité, liberté qui côtoie celle que nous laissent nos enfants.
Mais la vie va vite, tellement vite. Le travail nous accapare peut-être un peu trop et nous ne nous donnons quelquefois pas le temps de la savourer. On vit à 100 milles à l'heure, courant de la maison au service de garde de l'école, au bureau, avant un retour au service de garde ou à l'école. Sans compter les activités des enfants, les sorties, les déjeuners d'affaires, le bénévolat et les 5 à 7. On se presse et on ne voit pas le temps s'égrainer comme le fait le sable dans le sablier.

Mon père, qui aura 74 ans l'an prochain, me disait, il y a quelques mois, qu'il ne se sentait pas faire son âge. Et je crois que c'est là l'une des forces que l'on doit tirer de soi pour vieillir de la meilleure façon. Profiter au maximum du temps présent et des gens qui nous sont proches. Et surtout, surtout, ne pas regarder le temps passer.

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